Archives de Tag: agriculture

Pierre Rabhi, Au nom de la Terre

Il a été parmi les premiers à réaliser le retour à la terre dès le début des années 60, à défendre la vie sous toutes ses formes, à commencer par la microbiologie du sol sans laquelle une agriculture viable est impossible. Il l’a montré, prouvé par son propre exemple, incarnant la Sobriété heureuse et mettant en place les grands principes de l’agro-écologie… qui permet des miracles même dans les zones les plus arides.

Pour mieux comprendre son parcours et sa démarche, un film sort en salles ce mercredi 27 mars, Pierre Rabhi, Au nom de la terre, réalisé par Marie-Dominique  Dhelsing. Longtemps écartée des médias et du consensus général, la philosophie de ce paysan, sage et poète, est enfin saluée par les critiques grand public …  Pendant le débat qui suivait l’avant-première jeudi dernier, Pierre Rabhi évoquait une sorte de basculement (positif) dans les consciences qu’il semble percevoir.  Puisse-t-il sentir juste !

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Alors pour conforter ce ressenti, et tout simplement passer 1h38 de joie et de paix, ne manquez surtout pas ce film, un formidable hymne d’amour à notre si belle Terre !

Pierre Rabhi, Au nom de la Terre de Marie-Dominique Dhelsing

Publié par Mandarine pour Notre Terre

Cultivons notre jardin !

AutomonieAlimentaireJournaliste spécialisée dans les questions de préservation de la nature, en 2006  Dominique Basset saute le pas, prend une année sabbatique pour se former à la botanique. De stage en stage, en France et en Inde, elle revient très au fait de l’agriculture biodynamique selon la méthode bio du japonais Masanobu Fukuoka et crée son jardin potager en plein Paris dans le 12ème arrondissement…  fait pousser tomates, radis, concombre, poireaux, mâche et épinards sur le parvis d’une église orthodoxe.

Aujourd’hui elle sort un livre : "Vers l’Autonomie Alimentaire". Autant dire qu’elle sait de quoi elle parle…

Alors pourquoi ? L’enchérissement des hydrocarbures, en raison de leur raréfaction et la difficulté croissante d’extraction, engendrera une augmentation du prix des denrées alimentaires liée aux coûts de production et d’acheminement.  Selon Dominique Basset, « Il devient aujourd’hui essentiel de relocaliser notre alimentation… Il nous faut désormais apprendre à nous réapproprier nos racines. Aux antipodes d’une pseudo-nostalgie pour l’éclairage à la bougie, l’agriculture biologique et locale représente l’alliance du passé et du présent. »

Partout on peut créer son jardin, les expériences le montrent dans le monde entier, au Québec, à Détroit, en Haute Savoie, qu’elles soient spontanées ou imposées par la nécessité. Comme à Cuba, où pris entre le blocus américain et la chute de l’URSS dans les années 90  les habitants ont souffert de la faim. «  Ils ont donc décidé de lancer les orgaponicos, des jardins à haut rendement. Aujourd’hui, il existe 26 000 jardins bio en pleine ville, à la Havane ! Rappelons aussi pendant la 2ème guerre mondiale, les Victory Gardens lancés par Eleanor Roosevelt.» 20 millions de potagers ont fleuri,  produisant 8 millions de tonnes de légumes par an, soit 42% de la production nationale américaine !

“La preuve qu’un mouvement vers l’autonomie alimentaire n’est pas une utopie.”

Plus : http://www.place-publique.fr/spip.php?article6670

Frédérique Basset : VERS L’AUTONOMIE ALIMENTAIRE -  Pourquoi, comment et où cultiver ce que l’on mange ?  Éditions Rue de l’Échiquier, 128 pages, 13 euros.

Publié par Mandarine pour Notre Terre

Contre les OGM ? Dites-le en ligne !

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Depuis le 15 janvier 2013, le Commissaire européen à l’Agriculture, Dacian Ciolos, a lancé une consultation publique en vue du réexamen de la politique européenne sur l’agriculture biologique ! En clair, on va pouvoir dire si oui ou non on veut se passer des OGM et de l’agriculture intensive telle qu’on l’a connue jusqu’ici.
Les 500 millions de citoyens de l’UE, les organisations et les autorités publiques sont tous concernés et sont invités à participer à cette consultation.

Comment ?
Un questionnaire est mis en ligne jusqu’au 10 avril 2013, et il est anonyme.
http://ec.europa.eu/yourvoice/ipm/forms/dispatch?form=orgagric2013&lang=fr

Pour s’y retrouver :
Cela peut prendre 10 minutes si on veut tout remplir. Sinon, en moins de 5 minutes, en tant que particulier, il suffit de remplir la question 1 sur le pays d’origine et la question 2 en entier (de 2.1 à 2.5) puis les 2 questions obligatoires (écrit en orange) concernant les OGM.
A la fin du questionnaire, n’oubliez pas de cliquer sur « Soumettre » pour envoyer vos réponses.

Le but :
Mettre en place les moyens de faire du bio à tous les niveaux, production, distribution, marketing…

Remarque :
Ce questionnaire n’est qu’une consultation, mais c’est une arme à double tranchant. Si peu de personnes y répondent, ce sera un argument pour les OGM. Donc il faut être très nombreux si l’on veut avoir la chance de faire entendre notre voix. Faites donc passer cette information le plus possible !

Publié par notre Terre Mère

"La voie" d’Edgar Morin

« L’orientation mondialisation/démondialisation signifie que s’il faut multiplier les processus de communication et de planétarisation culturelles, s’il faut que se constitue une conscience de Terre-Patrie, conscience d’une communauté de destin, il faut aussi promouvoir le développement du local dans le global. La démondialisation donnerait une nouvelle viabilité à l’économie locale et régionale. Elle renouvellerait l’alimentation de proximité, les artisanats et les commerces de proximité, le maraîchage périurbain, les communautés locales et régionales. La restauration de services sanitaires, scolaires et postaux de proximité, la revitalisation des villages par la réinstallation de bistrots, boulangeries, épiceries devraient constituer des processus de ré-humanisation des campagnes. La valorisation des ressources endogènes, matérielles et immatérielles, assurerait autonomie et qualité alimentaires, hygiène écologique ; elle susciterait la reconquête de l’agriculture vivrière au Sud, et celle de l’agriculture paysanne au Nord, ainsi que le rétablissement de services publics locaux.
Dans le même temps, les relocalisations et les reterritorialisations des activités devraient aller de pair avec la démocratie participative locale et régionale, ainsi qu’avec la mise en oeuvre d’une politique de civilisation qui revitaliserait la convivialité et régénérait les solidarités. …
Enfin la démondialisation signifie également le retour d’une autorité des États, abandonnée dans les privatisations au profit d’un capitalisme déterritorialisé, comportant le retour aux services publics des postes et communications, des chemins de fer, des hôpitaux, des écoles.
Ainsi la démondialisation constitue un antagonisme nécessaire, c’est à dire complémentaire, à la mondialisation. Cela signifie qu’on ne devrait pas opposer de façon absolue la liberté internationale des échanges aux protections douanières. Celles-ci s’imposent dans les cas et les cadres de sauvegarde de l’autonomie vivrière et de protection d’un branche économique vitale pour une nation…  Autrement dit, il faut développer à la fois le déterritorialisé et le reterritorialisé. Du même coup, le monde humain évoluerait en spirale, retournant partiellement au passé (c’est à dire aux paysans, aux villages, à l’artisanat) pour mieux aller vers le futur. »

Cette dernière phrase résume le principe de révolution dans laquelle nous sommes entrés !
D’autres petites perles à découvrir sous sa plume :
« La nébuleuse spirale d’humanité se défait au moment même où elle essaie d’accéder à l’être… « 
« La crise de la planétarisation, c’est la crise de l’humanité qui n’arrive pas à se constituer en humanité, et du coup, la crise du monde encore incapable de devenir monde, la crise de l’homme encore impuissant à s’accomplir homme. »
« Nous sommes encore à la préhistoire de l’esprit humain"  …nous sommes dans l’âge de fer planétaire.. Préparons-nous à tout. … Mais préparons-nous aussi aux libérations… aux divines surprises, aux nouvelles extases de l’histoire. »
« L’ultime éthique : faire émerger l’humanité. Elle comporte aussi, nécessairement, l’éveil en chacun de l’humanité. »

Reposez-vous bien en y réfléchissant
Extrait de "La voie" d’Edgar Morin aux éditions Fayard
Mandarine pour notre Terre Mère

Un peu de bon sens dans l’agriculture française

Un élevage de porcs sans antibiotiques :
Jean-Luc Osmont, président de "Cap 50 porcs" et éleveur de porcs en Normandie près de Coutance, a décidé d’en finir avec les antibiotiques. Ses 325 animaux vivent sous un air filtré dans une porcherie digne d’un laboratoire, un bunker sanitaire. Impossible d’y entrer sans prendre une douche, sans se changer des pieds à la tête.
Il est sûr que cette nouvelle façon d’élever les porcs est plus saine de ce point de vue et moins coûteuse, ce qui lui a permis de garder le même prix à la vente. Il est vrai que la profession essaye de s’en passer. Mais même si la consommation d’antibiotiques a baissé de 31% depuis 10 ans, la France est toujours le deuxième pays en matière d’utilisation d’antibiotique chez les animaux d’élevage.
Même si la démarche est louable, cette méthode est-elle intéressante hormis pour la réduction constatée des coûts? Les porcs ne sortent jamais, ne voient jamais la lumière du jour ni la nature. Est-ce une façon durable d’élever ces animaux ?
Il faudrait revenir à un élevage beaucoup plus ancien où la porcherie avaient trois lieux séparés pour l’alimentation, le coucher et les déjections et où les porcs vivaient leur vie de porcs heureux !

Plus sur: http://www.cap50porcs.fr/cap50/Qui-Sommes-nous–/Structure/ORGANISATION-158.aspx

Un exemple de bon sens :

D’autres agriculteurs ont réagi autrement à l’utilisation improbable de maïs dans l’alimentation des vaches : en effet, celle-ci ne le digèrent pas. Leurs rots et leurs pets rejettent dans l’atmosphère du gaz méthane qui attaque bien plus gravement la couche d’ozone que les gaz d’échappement des voitures ! Une tonne de méthane équivaut en matière de pollution à une voiture parcourant 300 000 kilomètres.
Ces vaches ont le bonheur d’être nourries dans les pâturages et de recevoir l’hiver de la luzerne et du lin. Résultat : leur lait contient beaucoup plus d’oméga 3, elles ont une meilleure santé et une fécondité accrue.
Les éleveurs se sont regroupés autour d’un label ; bleu.blanc.coeur et recherchent des entreprises prêtent à acheter leur crédit carbone.

Un peu de bon sens pour une meilleure agriculture et cela va aussi dans le sens de notre santé.
Plus sur : http://www.bleu-blanc-coeur.com

Publié par notre Terre Mère

La technique du push/pull

La technique du push/pull que l’on peut traduire par attraction/répulsion et qui correspond aussi à l’agrologie, est particulièrement bien illustrée en Afrique. Au Kenya, les plantations de maïs ont été dominées par le transgénique de Monsanto pendant longtemps, le maïs 810, qui nécessite beaucoup d’eau, d’herbicide round up et d’engrais chimique à base de pétrole, jusqu’à ce que certains agriculteurs décident de lutter intelligemment contre ses deux fléaux: la pyrale du maïs qui est un insecte et l’herbe aux sorcières (en haut).
Ces deux parasites ont été éradiqués en 3 ans par la plantation de desmodium et d’herbe à éléphant.
-L’herbe à éléphants a été plantée tout autour du maïs et attire les pyrales, mais ses larves meurent car la plante les intoxique.
-Le desmodium répulse la pyrale.
-La production a été multipliée par 20 !
-Ainsi, fini les apports d’azote, finie l’érosion du sol car la terre est saine et ne se décompose pas aussi facilement au contact de l’eau qu’une terre appauvrie par les pesticides.
-L’herbe à éléphant et le desmodium servent de fourrage à bétail et la productivité du lait est devenue 3 fois supérieure.
-Les graines du desmodium sont vendues aux autres paysans.
Maintenant, 50 000 paysans suivent la technique du push/pull. Cette technique a été déclarée efficace et durable pour l’humanité par l’Unesco en 2008. Sur 3 à 10 ans, l »augmentation des rendements est de 120%.
Cette technique qui paraît si simple est une science de très haut niveau car il faut comprendre la chimie de la plante. Le petit paysan a un rôle nouveau à jouer dans le monde, c’est sur ses épaules que se développera les conditions du salut du monde. La banque mondiale a reconnu elle-même qu’un dollar investi dans l’agriculture avait un rendement de 3 dollars, alors que pour l’industrie, le rapport était de 1 pour 1 ou 1 pour 2.
Le push/pull est basé sur les ressources locales. Il implique un savoir nouveau de la chimie ou une connaissance des vieilles traditions. C’est une façon de cultiver très peu coûteuse, un modèle autonome qui tire toute l’économie vers le haut. Quand on aura compris que les monocultures sont une hérésie en terme de biologie, de même que les terres nues qui n’abritent aucune vie, alors on sera prêt à comprendre !
Seule une union entre les consommateurs, les paysans et les environnementalistes forcera les politiques à changer de mode de fonctionnement.
Publié par notre Terre Mère

Pas de brevet sur le vivant

L’association « no patent on seed » a envoyé plus de 70.000 signatures au Président du Parlement européen, le 11 Septembre 2012. La prochaine étape est d’écrire à l’Office européen des brevets (OEB).
La Commission européenne a fait circuler pendant l’été 2012 un document de travail qui est un mauvais compromis entre l’industrie semencière et les multinationales du génie génétique. L’agriculture vivrière et les droits des paysans à échanger et à vendre leurs propres semences sont menacées ainsi que les semences de l’agriculture paysanne locale ou biologique et les petites entreprises semencières.
La production de ces semences paysannes est indispensable pour garantir l’autonomie des paysans et des peuples face aux firmes semencières toutes puissantes.
Les échanges de quantités limitées de semences entre paysans et agriculteurs contribuent la sauvegarde de la biodiversité cultivée : elle ne doit pas tomber entre les mains du commerce des semences.
Comme l’OEB a officiellement commencé à réexaminer la possibilité de breveter des plantes et des animaux issus de l’élevage conventionnel, il y aura une manifestation publique le 30 Novembre à Munich, avec une vaste mobilisation d’agriculteurs, de groupes environnementaux et d’autres fers de lance. Il nous reste encore la possibilité de faire entendre notre voix avant le 30 Novembre 2012. en envoyant la lettre suivante à l’OEB et la Grande Chambre de recours: elle qui demande l’annulation des extensions des brevets sur les plantes dites traditionnelles.

To the Enlarged Board of Appeal, case G02/12
European Patent Office, EPO
80298 Munich, Germany
Dear Members of the Boards of Appeal
I have long been concerned about the European Patent Office (EPO) granting an increasing number of patents on conventional plants and animals. It is therefore with satisfaction that I have noted the European Parliament resolution of 10 May 2012 on the patenting of essential biological processes (http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?
pubRef=-//EP//TEXT+TA+P7-TA-2012-0202+0+DOC+XML+V0//EN).
In it the Parliament “calls on the EPO also to exclude from patenting products derived from conventional breeding and all conventional breeding methods, including SMART breeding (precision breeding) and breeding material used for conventional breeding” (point 4)
Furthermore the resolution calls on the EPO not only take into consideration the mere wording of the claims of a patent application, but to also take into account the content of the patent, the purpose of the invention and all connected applications (the so-called “whole content approach”).
I expect that the Enlarged Board of Appeal will take this clear statement into consideration and the EPO will stop granting patents on conventional breeding methods, products thereof and breeding material as well as patents on plants and animals.
Kind regards

Pour aller plus loin, lire l’excellent article sur : http://www.semencespaysannes.org/position_rsp_commercia_semences_sante_plantes_115-actu_171.php

Publié par notre Terre Mère

Sauvons Kokopelli

Fondée en 1999, l’association Kokopelli collectionne, rassemble et vend plus de 2 200 variétés de plantes potagères, céréalières, médicinales, condimentaires, ornementales, et une gamme de variétés très peu cultivées, peu connues, voire en voie de disparition.
C’est de la sauvegarde pure et simple de notre patrimoine vivant, une préservation de la biodiversité à la source. Elle développe aussi des projets d’aide envers les communautés démunies (183 en 2011).

Kokopelli est attaquée aujourd’hui par un grainetier, Graines Baumaux et devrait payer 100 000 euros pour concurrence déloyale !
Le Tribunal de Grande Instance de Nancy et la Cour de Justice de l’Union Européenne ont condamné l’association : ce serait la fin de ses activités si elle devait payer autant de dommages et intérêts.
Pourtant, il existe un traité International (TIRPAA) voté par la France en 2002 et approuvé nationalement en 2005, qui autorise aux agriculteurs et aux jardiniers le droit de conserver, d’utiliser, d’échanger et de vendre leurs semences, en reconnaissant ceci comme une conservation de la biodiversité.
De plus, en 2005, il a été interdit de mettre des brevets sur le vivant. Alors pourquoi condamner Kokopelli ?
Il faudrait que la condamnation de Kokopelli qui serait un désastre pour l’avenir et la préservation des ressources de la Terre, soit abandonnée.

Kokopelli n’a pas encore été condamnée car l’Europe aurait seulement décidé de ne pas invalider certains textes. Donc le conflit entre eux et le semencier Bauvaux pour concurrence illégale, sera en jugement en mars 2013 en France.

Cependant, les pétitions qui circulent soi-disant en leur faveur ne sont pas de l’initiative de Kokopelli et véhiculent des faits erronés. Pour les soutenir, mieux vaut adhérer à leur association.

 Plus sur: http://kokopelli-semences.fr

Publié par notre Terre Mère

Les moissons du futur, le film

Voici une courte présentation de la personnalité de Marie-Monique Robin:

Le dernier livre de Marie Monique Robin "Les moissons du futur ou comment l’agroécologie peut nourrir le monde" est la suite de ses deux précédants volumes : Le monde selon Monsanto et notre poison quotidien.
Marie-Monique Robin a écrit ces livres dans l’optique d’une trilogie : après des constatations tout aussi virulentes que justes, son plaidoyer sur l’agro-écologie répond aux questions essentielles que ces deux livres précédents ont posés, des questions actuelles, que certains considèrent encore pour être lointaines:
- Comment nourrir les gens d’une façon durable
-Trouver une alternative à l’agriculture intensive actuelle soumise aux lobbies des pesticides et des insecticides
Marie-Monique fait un tous du monde pour montrer les différentes pratiques agricoles alternatives.
C’est un livre optimiste qui offre des solutions à la crise alimentaire qui va bientôt toucher toute la planète. Pour cela, comme toujours, il faut changer notre façon de voir, repenser notre agriculture sur des bases autres que le rendement à outrance avec gaspillages et déchets, gérer intelligemment la chaîne alimentaire.

Ce film autour de son livre "Les Moissons du Futur" passera sur ARTE le 16 Octobre 2012, sinon le voici ici:

Publié par notre Terre Mère

Réponses préhistoriques aux problèmes d’aujourd’hui

J’aimerais partager et vous donner envie de lire le livre de François Couplan "la Nature nous sauvera " !
Depuis plusieurs années  la cueillette sauvage m’interpellait. Je me limitais aux tisanes avec les plantes aromatiques de mon jardin principalement, et je me nourrissais de quelques ouvrages sur les plantes sauvages et remèdes anciens sagement rangé sur une étagère ! …
Cet ouvrage est tombé à point nommé sur mon chemin, comme la pierre qui manquait à l’édifice ! Une vraie révélation acceptée spontanément et attendue.

Avec son livre "la Nature nous sauvera", François Couplan nous explique clairement qu’être très proche de la Nature, se nourrir de plantes sauvages ( spontanées ) nous permet de mieux ressentir la nature des choses, des êtres humains et de nous-même. Cela nous aide à avoir une vision globale et claire, tout en nous apportant une indépendance vis a vis de la société de consommation.

La qualité extrêmement plus nutritive des plantes spontanées nous permet d’être en meilleure santé, de moins manger et donc d’avoir moins de besoins que l’agriculture actuelle veut bien nous faire croire, elle qui nous propose des plantes dénaturées, affaiblies. Un exemple simple: l’ortie a 7 fois de vitamine C que les oranges, qui viennent d’ailleurs, et le cynorhodon 15 fois plus. Les parties vertes des végétaux renferment autant de protéines que le lait et la viande qui demande une surface énorme en équivalence, elle encrasse et fatigue l’organisme.
Au Moyen-Age, l’église à détruit une partie des forêts afin de balayer les cultes païens liée à la Nature. Elle s’est opposée au culte de la nature « sauvage » / spontanée et a occulté la part maternelle et féminine que chacun trouvait en la Terre Mère, ce qui a définitivement écarté les femmes de la société et du pouvoir. L’agriculture a été alors le premier pas de la domination du masculin sur le féminin, et cela a naturellement engendré la peur profonde de manquer, contrairement à la cueillette qui permet de rester dans l’instant et d’accepter le don spontané de la nature, ce qui renforce la confiance en la vie!

Aujourd’hui, nous mangeons au-delà nos besoins pour compenser nos angoisses, nos peurs, nos soucis affectifs ou bien par habitude… Continuer de manger de la viande au rythme où nous le faisons est un luxe d’enfants gâtés: nous devrions enfin devenir raisonnables ! Manger sobrement , avec moins de calories , est un facteur de santé et de longévité …

L’évolution se fera dans le sacré, en prenant conscience de la beauté magique de la vie qui mérite d’être profondément respectée !
Pour ma part, il ne me reste plus qu’ à m’extirper de mes conditionnements alimentaires, mais le désir est là, car plus le temps avance, plus je constate que la nourriture devient un problème….
"La Nature nous sauvera" de François Couplan aux éditions Albin Michel 2008
Christian Tournebize pour notre Terre Mère