Archives de Catégorie: philosophie/sagesse

Adopter une vie simple pour résoudre les problèmes d’écologie

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« Tous les jours partout dans le monde, il y a une prise de conscience des problèmes écologiques. Mais les moyens qui sont adoptés ne sont pas suffisants pour arrêter notre détérioration. Maintenant, Je suis ici pour vous parler de certaines vérités qui, si nous parvenons à les mettre en place, pourront résoudre nos problèmes écologiques plus facilement.
Extérieurement, nous comprenons que nous devons réduire la mécanisation. L’industrialisation, de la façon dont elle s’est développée hors de proportion, a créé beaucoup de problèmes. Si nous revenons, disons, 50 ans en arrière en Inde, nous luttions pour l’indépendance. Alors, le Mahatma Gandhi a suggéré : "pourquoi ne pas utiliser de choses fait main, des vêtements fait main, tissés à la main, des choses faites à la main venant des villages". Et cela a fonctionné parce que nous avons pu arrêter les machines de Manchester, qui nous vendaient tous ces vêtements fabriqués en Angleterre.
En Occident, il y a une grande tendance à utiliser des choses fait main, qui sont plus chères. J’ai été surprise de voir que la Bulgarie est tellement remplie d’artistes, il y a tellement d’artistes, très bons. Ils ne font pas uniquement, pourrait-on dire, des photos et des peintures, mais ils sont de très bons artisans qui font des choses fonctionnelles à la main. Maintenant, pour diminuer la croissance de l’industrie, nous devons nous mettre à une vie simple, dans laquelle nous n’utilisons pas trop de choses. »
Shri Mataji, Bulgarie, 1995
Publié par notre Terre Mère

La spiritualité de la nature selon C.S. Lewis

« Le cheval et le maître exhalaient dans les narines l’un de l’autre. L’homme se détourna de lui, se jeta aux pieds de Celui qui Brûle, et les embrassa. Quand il se releva, je pensais que son visage rayonnait de larmes, mais cela pouvait aussi n’être que l’eau d’amour et la lumière (on ne peut pas les distinguer dans ce pays) qui s’écoulaient de lui. Je n’avais pas le temps d’y penser. Se hâtant joyeusement, le jeune homme sauta sur le dos du cheval … Je les suivis des yeux, mais déjà ils ne ressemblaient plus qu’à une étoile filante au loin sur la plaine verdoyante, et bientôt entre les contreforts des montagnes. Puis, toujours à la manière d’une étoile, je les vis s’enrouler et escalader ce qui semblait être un pic improbable, à chaque instant plus rapides, jusqu’à l’horizon sombre, si haut que je dus tendre le cou pour les regarder ; ils disparurent, éblouissants, dans l’éclat rose de ce matin éternel.

Alors que je regardais encore dans leur direction, je remarquai que toute la plaine et la forêt tremblaient et produisaient un son qui, dans notre monde, aurait été trop immense pour être entendu, mais là, je pouvais le supporter avec joie. Je savais que ce n’était pas les Gens Solides qui chantaient. C’était la voix de cette terre, de ces forêts et de ces eaux, un étrange bruit archaïque, non organique, qui venait de toutes les directions à la fois. La Nature ou l’Arche-nature de ce pays se réjouissait d’avoir été une fois de plus chevauchée, et par là consommée, en la personne du cheval ; elle chantait:

"Le Maître dit à notre maître :
Viens, partage mon repos et ma splendeur jusqu’à ce que toutes les natures, qui étaient tes ennemis, deviennent des esclaves qui dansent devant toi et que tu chevauches, deviennent un sol ferme pour que tes pieds se reposent.
Au-delà de tout lieu et temps, à cet endroit même, l’autorité te sera donnée: les forces qui s’opposaient autrefois à ta volonté seront un feu obéissant coulant dans ton sang et un tonnerre céleste sonnant dans ta voix.
Surmonte-nous, surmonte-nous pour que nous puissions être nous-mêmes: nous désirons le commencement de ton règne comme nous désirons l’aube et la rosée, la fraîcheur de la naissance de la lumière.
Maître, ton maître t’a nommé pour toujours pour être notre Roi de la Justice et notre Prêtre élevé."
- Comprends-tu tout cela, mon fils?" dit le professeur … »
- Je n’y comprends rien, Monsieur," répondis-je. Ai-je raison de penser que le lézard s’est vraiment transformé en cheval?
- Oui. Mais il a été tué d’abord. Tu n’oublieras pas cette partie de l’histoire?
- Je vais essayer, Monsieur. Mais ça veut dire que tout – tout ce qui est en nous peut aller à la montagne?
- Rien, pas même le meilleur ni le plus noble ne peut continuer comme il est maintenant. Rien, pas même ce qui est le plus bas et le plus bestial, ne sera de nouveau élevé s’il se soumet à la mort. Un corps naturel est semé, un corps spirituel est élevé. La chair et le sang ne peuvent aller à la montagne, non pas parce qu’ils sont trop bas, mais parce qu’ils sont trop faibles. Qu’est-ce qu’un lézard comparé à un étalon? La convoitise est pauvre, faible, une chose chuchotante et gémissante par rapport à cette richesse de l’énergie du désir qui adviendra lorsque la convoitise aura été tuée. »

Ce passage est tiré du livre de C.S. Lewis ‘The Great Divorce’. Il illustre l’éveil d’une énergie qui s’enroule, brille et s’élève, appelée aussi kundalini dans la spiritualité hindoue. Le cheval est la nature humaine dans son expression la plus subtile, qui a dépassé le stade de la convoitise et qui exprime un désir pur, celui de s’élever. L’homme représente la nature spirituelle en chacun: seule l’union des deux permet d’arriver à une véritable renaissance spirituelle. Quand l’être humain arrive à cette unité, toute la nature chante.

Plus sur:
http://www.freebook4u.org/fantasticfiction/The_Great_Divorce/14765.html
Peinture de Timothy M. Marston: http://www.elfwood.com/~marston/The-Great-Divorce.3013400.html

Publié par notre Terre Mère

Le fait main au secours de l’écologie

« Et c’est une chose que nous les Indiens, devons apprendre. Nous ne devrions pas essayer de copier les autres et être dominés par leurs produits qui ne sont que des matières plastiques. Nous devrions essayer d’aider notre propre pays.
Chaque partie de chaque pays, si elle se développe, le monde entier en sera renforcé, mais copier et devenir esclaves, cela ne va en aucune façon améliorer les choses. Jusqu’en 1970, je ne portais que du pur "khadi" [du coton tissé à la main]. Mon mari était un amateur de vêtements et tout ça, il est un peu friands de vêtements, et il me disait: " au moins, mets quelque chose de mieux."
Je répondais: "c’est ce qu’il y a de mieux." Et je portais tout le temps du "khadi". Et j’en tirais une grande satisfaction parce que cela représente mon pays, où les gens créent le "khadi" dans les villages. Ce sari est également fait dans les villages. Si nous renonçons à porter des saris, qui va-t-il arriver aux villageois? C’est comme cela –vous devez être concernés au sujet de vos compatriotes. Une fois que vous l’êtes, vous serez surpris de voir que vous résoudrez les problèmes d’écologie dont vous parlez.
Gandhi disait toujours: "Non, n’ayons pas trop de machines"- toujours.
Maintenant, je peux comprendre pourquoi il parlait ainsi. Les objets faits main, il prêchait pour les choses faites main. Portez des choses fabriquées à la main qui sont artistiques, et c’est comme ça que vous allez résoudre les problèmes d’écologie.
De nos jours, en Occident, j’ai été surprise de voir que les gens paient beaucoup pour des choses faites à la main, car ils ne peuvent plus en faire. Maintenant on a des ordinateurs, le cerveau a "baissé les bras". Maintenant, toutes ces choses (technologiques) arrivent en Inde. On peut très bien calculer parce que nous avons étudié, reçu une éducation à l’ancienne, mais maintenant, les gens ne peuvent pas calculer, même deux plus deux. Je veux dire, qu’est-ce qui est arrivé à leur cerveau ? Donc, on ne devrait pas s’adonner aux choses trop artificielles »
Shri Mataji, Inde, 03/1995
Publié par notre Terre Mère

Pierre Rabhi, Au nom de la Terre

Il a été parmi les premiers à réaliser le retour à la terre dès le début des années 60, à défendre la vie sous toutes ses formes, à commencer par la microbiologie du sol sans laquelle une agriculture viable est impossible. Il l’a montré, prouvé par son propre exemple, incarnant la Sobriété heureuse et mettant en place les grands principes de l’agro-écologie… qui permet des miracles même dans les zones les plus arides.

Pour mieux comprendre son parcours et sa démarche, un film sort en salles ce mercredi 27 mars, Pierre Rabhi, Au nom de la terre, réalisé par Marie-Dominique  Dhelsing. Longtemps écartée des médias et du consensus général, la philosophie de ce paysan, sage et poète, est enfin saluée par les critiques grand public …  Pendant le débat qui suivait l’avant-première jeudi dernier, Pierre Rabhi évoquait une sorte de basculement (positif) dans les consciences qu’il semble percevoir.  Puisse-t-il sentir juste !

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Alors pour conforter ce ressenti, et tout simplement passer 1h38 de joie et de paix, ne manquez surtout pas ce film, un formidable hymne d’amour à notre si belle Terre !

Pierre Rabhi, Au nom de la Terre de Marie-Dominique Dhelsing

Publié par Mandarine pour Notre Terre

Jacqueline Bousquet, physicienne quantique et rêveuse

Jacqueline Bousquet est une rêveuse : elle tente de résumer dans cette conférence les 40 ans de recherches sur la physique quantique, qu’elle a accomplie en solitaire, loin des autres penseurs du CNRS opposés à sa vision de la vie. Pourtant, vision n’est pas nouvelle, elle nous décrit ce que les anciens sages indiens ont appelé la Maya, le monde d’illusions créé par notre cerveau. Par contre sa démarche est surprenante car elle s’appuie sur les dernières recherches mathématiques et philosophiques.
Les scientifiques quantiques de l’école de Copenhague qui sont des théoriciens, présentent les choses facilement : ce qui est autour de nous, ce sont des ondes, uniquement des ondes. A partir de ces ondes, notre cerveau fabrique la réalité qu’il veut.
Jacqueline Bousquet fait référence à Emile Pinel, mathématicien de formation, qui sous l’influence de sa sœur, néphrologue, s’est fortement intéressé à la biologie. Elle évoque son livre phare de Pinel « Vie et mort » qui a été pour elle une véritable révélation. Ce livre explique que les choses visibles sont faites de choses invisibles : des champs, des particules.

Finalement, pour sortir de cette vision mentale du monde, il faut s’identifier à notre cœur qui est la meilleure image de ce qu’et notre véritable identité.
Le voyage intérieur que Jacqueline Bousquet nous propose est magnifique car il nous montre que nous sommes tous unis ; cette vision du monde a longtemps été associée à une interprétation de la réalité des peuples dit primitifs ! Pourtant, aujourd’hui, c’est l’ancien qui devient moderne.
Ainsi, il faut sortir du jugement que l’on projette sur les autres, ne pas les juger pour sortir d’une habitude de tout jauger, mesurer, analyser, car c’est un piège mental qui nous empêche de nous libérer de nos conditionnements. Notre intellect est trop limité pour comprendre le monde:
« … Les particules, dans l’espace-temps, communiquent entre-elles. Quoique nous soyons tous séparés, nous ne formons qu’UN. A savoir que si vous ne pensez pas par vous-même, l’humanité pense pour vous…
Dans notre monde, on parle uniquement d’énergie. Personne ne parle d’informations. En fait, l’énergie n’est qu’un support de l’information. »

Rien de nouveau direz-vous, mais quelle fraîcheur d’écouter cela ! Voyagez avec Jacqueline Bousquet et vous apprécierez encore plus les bons moments de votre journée !
Malheureusement, elle est décédée le mois dernier.

Publié par notre Terre Mère

Les Arborigènes ont gagné contre Areva et les mines d’uranium

« A Kurwinjku, je peux vous dire que dans ce pays, le arbres, l’eau et les ruisseaux, et les plantes nous donnent à manger. Le Serpent Arc-en-ciel (symbole sacré de l’énergie Kundalini et des chakras représentés par les couleurs), que nous appelons Ngal mudj nous a donné toutes ces choses et alors nous allons nous occuper de notre pays. Et nous pouvons rester dans notre pays tout en sachant que tout va bien. Mais nous nous aidons tous les uns et les autres avec notre terre. Ces voisins à l’est, à l’ouest, au sud, au nord, nous nous aidons tous pour nous occuper de cette terre tout comme nos ancêtres l’ont fait. C’est tout ce que j’ai à dire. Vous savez, nous savons tous qu’il est bien de prendre soin de la terre qui nous appartient à tous. Merci »

Des Aborigènes ont gagné leur combat de 34 ans qu’ils ont mené depuis 1970, contre les mines d’uranium qui devaient être creusées sur leur territoire de Koongarra,
Les gisements d’uranium avaient été exclus du parc national de Kakadu, pour pouvoir contourner la protection légale. Mais les Aborigènes ont réussi à faire classer le petit territoire de Koongarra l’année dernière au patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco. Depuis février 2013, il est réintégré au parc national.
L’Aborigène Jeffrey Lee propriétaire de Koongarra aurait pu devenir l’homme le plus riche d’Australie s’il avait cédé aux offres d’Areva.
Jeffrey Lee-koongarra
Mais Jeffrey Lee est un être plus subtil aux valeurs éternelles, un véritable héro des temps modernes qui ose placer le bonheur de tous présent et à venir au-dessus de l’enrichissement personnel:
"J’ai dit non aux mines d’uranium à Koongarra, car je crois que la terre et les croyances propres à ma culture sont plus importantes que l’exploitation minière et l’argent. L’argent va et vient, mais la terre est toujours là, subsiste toujours si nous nous en occupons, et s’occupera toujours de nous.

Plus sur : http://ens-newswire.com/2013/02/07/australia-places-aboriginal-land-in-park-to-bar-uranium-mining/

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2013/02/19/atomique-en-australie-un-aborigene-dejoue-les-projets-de-mines-duranium-dareva/

Publié par notre Terre Mère

Un conte pour l’espoir

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« Il était une fois, un pauvre paysan et son fils qui ne possédaient rien sauf un beau cheval et une confiance sans borne en la vie. Leur cheval faisait le bonheur des vieux jours du paysan et leur espoir, une vraie force. Cet animal était si beau que les nobles des alentours auraient bien voulu le lui acheter.
-Pour moi ce cheval est plus qu’un cheval, c’est un ami, disait-il. Il s’appelle Omar. Comment pourrait-on vendre un ami ?
Mais un jour, il ne trouva plus son beau cheval Omar à l’étable. Désemparé, le vieux paysan alla voir les autres villageois pour trouver de l’aide. Mais au lieu de cela, on lui dit :
- On te l’avait bien dit ! Tu aurais mieux fait de le vendre. Maintenant, on te l’a volé… quelle malchance !
-Chance, malchance, qui peut le dire ? Répondit le vieux paysan qui acceptait les événements que Dieu lui imposait dans les juger. Il pensait que son petit esprit ne pouvait pas englober l’immensité de la vision divine de l’univers et acceptait ce que le sort lui donnait.
Tout le monde se moqua de lui. Mais 15 jours plus tard, le cheval revient, accompagné d’une horde de chevaux sauvages dont il était devenu l’étalon en chef.
- Quelle chance ! Pouvait-on entendre dans les rues du village.

Le vieil homme et son fils se mirent au dressage des chevaux sauvages. Mais une semaine plus tard, le fils se cassa une jambe à l’entraînement.
-Quelle malchance ! Pensèrent tous les villageois. Comment vas-tu faire, toi qui est déjà si pauvre, si ton fils ne peut plus t’aider ?
- Chance, malchance, qui sait ? Répondit comme à son habitude le vieux paysan.

Quelques mois plus tard, l’armée du seigneur du pays arriva dans le village, et enrôla de force tous les jeunes gens disponibles. Tous, sauf le fils du vieil homme, qui avait une jambe cassée.
-Quelle chance tu as ! Tous nos enfants sont partis à la guerre et toi tu es le seul à garder avec toi ton fils.
-La seule chose que je sais, c’est que les choses arrivent selon un schéma que l’on ne comprend pas. Alors il ne sert à rien de vouloir juger les événements : il faut les vivre au présent, avec beaucoup de mansuétude. »

Publié par notre Terre Mère

Vers un "New-Deal mondial" ?

Vue d'un bidonville de Mumbaï, DharaviAlors que la 43ème édition du Sommet de Davos ouvre ses portes aujourd’hui  – 23 au 27 janvier 2013 – l’organisation humanitaire OXFAM dévoile son rapport sur les inégalités, et lance une idée choc : le revenu annuel des 100 personnes les plus riches pourrait permettre d’éradiquer quatre fois la pauvreté !!

Gandhi avait donc bien raison : « Il y a assez de ressources dans le monde pour les besoins de chacun, mais pas assez pour la convoitise de tous. »

Selon la dernière version de l’Index des Milliardaires de Bloomberg, le revenu net des 100 personnes les plus riches du monde en 2012 s’est établi à 240 milliards de dollars. Au cours des vingt dernières années les personnes les plus riches de la planète, à peine 1% de la population mondiale, ont vu leurs revenus augmenter de 60%. A l’inverse, les plus démunis tentent de survivre avec moins d’un dollar et 15 cents par jour.

L’accroissement de l’écart entre riches et pauvres va à l’encontre de toute productivité économique et met en péril la démocratie en exacerbant les tensions sociales.

C’est pourquoi Barbara Stocking, directrice générale de l’organisation humanitaire, a l’idée de sommer les dirigeants de la planète à s’engager dans un "new-deal mondial" pour ramener les inégalités à leur niveau de 1990 en luttant contre l’extrême richesse (fermeture des paradis fiscaux, fiscalité plus agressive, taux minimum d’imposition pour les entreprises à échelle mondiale, gratuité des services publics).  Un cri d’alarme qui sonne comme un avertissement à destination de la cinquantaine de chefs d’État et de gouvernement et des chefs d’entreprises et décideurs économiques qui sont attendus dans la station suisse à partir de mercredi.

OXFAM : "The cost of inequality : how wealth and income extremes hurt us all".

Plus sur : http://www.huffingtonpost.fr/2013/01/21/revenu-annuel-100-personnes-les-plus-riches-quatre-fois-eradiquer-pauvrete-davos_n_2519185.html

Publié par Mandarine pour Notre Terre

De la servitude volontaire

Face aux défis écologiques et de société du XXI e siècle, on peut se dire que tout est nouveau pour nous et qu’il faudra inventer de nouvelles solutions aux problèmes actuels. Pourtant, il nous faut adopter un état d’esprit libéré de nos conditionnements mentaux et d’une conception égocentrique de la vie, tant au niveau individuel qu’au niveau des gouvernements.

Et pour cela, la pari n’est pas nouveau et la transformation à faire est toujours la même. Voici la solution que nous proposait déjà La Boétie en 1549 alors qu’il n’était âgé que de 18 ans:
« Pauvres gens misérables, peuples insensés, nations opiniâtres à votre mal et aveugles à votre bien !
Vous vous laissez enlever sous vos yeux le plus beau et le plus clair de votre revenu, vous laissez piller vos champs, voler et dépouiller vos maisons des vieux meubles de vos ancêtres !
Vous vivez de telle sorte que rien n’est plus à vous.
Il semble que vous regarderiez désormais comme un grand bonheur qu’on vous laissât seulement la moitié de vos biens, de vos familles, de vos vies.
Et tous ces dégâts, ces malheurs, cette ruine, ne vous viennent pas des ennemis, mais certes bien de l’ennemi, de celui-là même que vous avez fait ce qu’il est, de celui pour qui vous allez si courageusement à la guerre, et pour la grandeur duquel vous ne refusez pas de vous offrir vous-mêmes à la mort.
Ce maître n’a pourtant que deux yeux, deux mains, un corps, et rien de plus que n’a le dernier des habitants du nombre infini de nos villes.
Ce qu’il a de plus, ce sont les moyens que vous lui fournissez pour vous détruire.
D’où tire-t-il tous ces yeux qui vous épient, si ce n’est de vous ? Comment a-t-il tant de mains pour vous frapper, s’il ne vous les emprunte ? Les pieds dont il foule vos cités ne sont-ils pas aussi les vôtres ? A-t-il pouvoir sur vous, qui ne soit de vous-mêmes ?….
…Soyez résolus à ne plus servir, et vous voilà libres. Je ne vous demande pas de le pousser, de l’ébranler, mais seulement de ne plus le soutenir, et vous le verrez, tel un grand colosse dont on a brisé la base, fondre sous son poids et se rompre. »

La Boétie, extrait de ‘Discours de la servitude volontaire’
Publié par notre Terre Mère

2 contes soufi pour commencer l’année 2013

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Là où l’absurde rencontre l’humour et la tradition…

L’arc
Un guerrier, armé de la tête aux pieds, entra en cheval dans la forêt. Un chasseur, le voyant arriver si fier, si armé, prit peur et banda son arc, en position pour tirer. Le voyant ainsi prêt à lui décocher une flèche, le cavalier lui dit:
- Ne tire pas, ne te fie pas à mon apparence! En vérité, je suis très faible et quand vient l’heure du combat, je suis plus effrayé qu’une vielle femme.
- Ah bon! Heureusement que tu m’avertis à temps, lui dit le chasseur, sinon, j’aurais tiré sur toi.
Moralité:
Les armes sont elles-mêmes cause de la mort. Si tu es peureux, laisse tes flèches et ton épée.

Peurs
Après avoir versé beaucoup de sang, de sauvages guerriers décidèrent de piller un village. Ils capturèrent deux villageois et décidèrent d’un tuer l’un des deux.
- Pourquoi voulez-vous me tuer? Demanda le villageois.
- On veut faire peur à ton voisin pour qu’effrayé, il nous dise où il a cahché son or.
- Mais je suis plus riche que lui! Tuez-le plutôt que moi et alors, très effrayé, je vous dirai où j’ai caché mon or.
Moralité:
C’est une vraie bénédiction de Dieu de vivre aujourd’hui plutôt qu’à cette époque.

D’autres contes à retrouver dans le livre "150 Contes soufis" de Jahal Aladin Rumi, ed. Spiritualités vivantes
publié par notre Terre Mère