Archives de Catégorie: personnalités

Connaissez-vous Bunker Roy et son université des va-nu-pieds?

bunker roy
Au Rajasthan, en Inde, à Tilonia, Bunker Roy a monté sa première université des va-nu-pieds "barefoot college"
qui ne délivre pas de diplôme mais a des résultats spectaculaires. Véritable disciple de la pensée de Gandhi, il s’occupe de former des personnes illettrées, aux technologies « nouvelles », comme l’énergie solaire, la récupération de l’eau des toits, qui vont à leur tour en former d’autres, dans un esprit de partage et d’indépendance.
Il prend surtout des femmes, souvent des grand-mères, pour en faire des ingénieurs en énergie solaire, artisans, dentistes et docteurs dans leur propre village. Pourquoi ? Car les hommes sont difficiles à changer, ils veulent le pouvoir, un diplôme, alors que les femmes sont des championnes en communication.
En Afganisthan, en Afrique, en Serra Léone, une petite poignée de femmes a été formée à l’université indienne, par le simple langage des mains ! Elles ont ensuite pu prendre en charge de a à z, l’installation de lampes, de fours et de panneaux solaires. Elles ont à leur tout formé d’autres femmes qui maîtrisent ce savoir faire.

Puis Bunker Roy a aussi mis en place et des écoles pour les enfants des villages dans toute l’Inde. Les hommes et femmes venant de milieux ruraux sont analphabètes, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas allés à l’école. 65% des enfants travaillent dans les champs la journée et ne sont libres que le soir, donc les écoles fonctionnent comme des cours du soir « night schools ». Depuis leur création, 75 000 enfants ont reçu une éducation. Le système éducatif est basé sur une prise en charge des enfants eux-mêmes en groupe de parole et en élisant un représentant. Par exemple, un premier ministre élu par les représentants, il s’agit d’une fille de 12 ans, gère 7000 enfants scolarisés par an sur 150 écoles.

Il se présente lui-même avec humour dans cette vidéo :

Pour aller plus loin: http://www.liberation.fr/terre/2012/10/01/ni-gandhi-ni-marx-mais-des-gens-ordinaires_850166
Aussi sur le blog:
http://longbull13.wordpress.com/2013/04/09/luniversite-des-va-nu-pieds-bunker-roy/#comment-991

Publié par notre Terre Mère

Connaissez-vous Guylaine Goulfier ?

Journaliste et jardinière, Guylaine Goulfier vient de devenir écrivain pour nous livrer dans son Guide de survie joyeuse, ses recettes du bonheur simple.
Cette jardinière pleine d’entrain vient de nous dévoiler ses clés du bonheur et sa clé des champs : moins consommer et vivre mieux, c’est connu mais on ne s’en lasse pas.
Coécrit avec Jean-Luc Féat, son guide veut nous réapprendre à utiliser avec imagination tout ce qui pousse dans notre jardin, que les plantes aient été plantées ou qu’elles soient dites mauvaises herbes.

Dans les années 70, c’est l’époque hippie du retour à la terre, chaque intello avait son livre sur le « retour à la campagne » qui redonnait un coup de mode aux métiers dits manuels ou artisanaux. Mais le but était alors d’arriver à vivre en autarcie, de se couper du monde pour être autonome. Une autre époque ?

Aujourd’hui, les mentalités on t changé. Même si on peut faire plein de choses avec ce que la nature nous offre, on va plus vers la notion d’échange, de troc pour retrouver du lien social et surtout convivial. Face à la crise, on est obligé de devenir astucieux et « écolo » car le recyclage et la débrouille sont induits par la précarité. Un mal pour un bien ?
Ce qui aurait pu apparaître comme un guide de restrictions, devient par la joyeuse nature de Guylaine, un véritable art de vivre dans la profusion !
On se croit pauvre et on s’aperçoit qu’on peut être riche : il suffit de changer son regard et d’un peu de courage.
Pour se débrouiller donc, il faut créer : faire à manger est toujours moins coûteux qu’acheter des plats déjà cuisinés, utiliser son jardin représente une vraie économie.

Guylaine Goulfier nous propose de cultiver son potager sans pesticides, de cuisiner les mauvaises herbes… de faire confiance à la robustesse des plantes et de respecter au plus les processus naturels pour éviter les pesticides.
Les fleurs d’acacia ou de sureau permettent de faire des sucreries. Les jeunes orties hachées mises dans une pâte à crêpes font de délicieux plats.
Si vous êtes à la recherche de recettes de grand-mères bien connues mais par forcément faciles à retrouver, d’astuces pour manger à tout petit prix, achetez ce livre.
Publié par notre Terre Mère

Jacqueline Bousquet, physicienne quantique et rêveuse

Jacqueline Bousquet est une rêveuse : elle tente de résumer dans cette conférence les 40 ans de recherches sur la physique quantique, qu’elle a accomplie en solitaire, loin des autres penseurs du CNRS opposés à sa vision de la vie. Pourtant, vision n’est pas nouvelle, elle nous décrit ce que les anciens sages indiens ont appelé la Maya, le monde d’illusions créé par notre cerveau. Par contre sa démarche est surprenante car elle s’appuie sur les dernières recherches mathématiques et philosophiques.
Les scientifiques quantiques de l’école de Copenhague qui sont des théoriciens, présentent les choses facilement : ce qui est autour de nous, ce sont des ondes, uniquement des ondes. A partir de ces ondes, notre cerveau fabrique la réalité qu’il veut.
Jacqueline Bousquet fait référence à Emile Pinel, mathématicien de formation, qui sous l’influence de sa sœur, néphrologue, s’est fortement intéressé à la biologie. Elle évoque son livre phare de Pinel « Vie et mort » qui a été pour elle une véritable révélation. Ce livre explique que les choses visibles sont faites de choses invisibles : des champs, des particules.

Finalement, pour sortir de cette vision mentale du monde, il faut s’identifier à notre cœur qui est la meilleure image de ce qu’et notre véritable identité.
Le voyage intérieur que Jacqueline Bousquet nous propose est magnifique car il nous montre que nous sommes tous unis ; cette vision du monde a longtemps été associée à une interprétation de la réalité des peuples dit primitifs ! Pourtant, aujourd’hui, c’est l’ancien qui devient moderne.
Ainsi, il faut sortir du jugement que l’on projette sur les autres, ne pas les juger pour sortir d’une habitude de tout jauger, mesurer, analyser, car c’est un piège mental qui nous empêche de nous libérer de nos conditionnements. Notre intellect est trop limité pour comprendre le monde:
« … Les particules, dans l’espace-temps, communiquent entre-elles. Quoique nous soyons tous séparés, nous ne formons qu’UN. A savoir que si vous ne pensez pas par vous-même, l’humanité pense pour vous…
Dans notre monde, on parle uniquement d’énergie. Personne ne parle d’informations. En fait, l’énergie n’est qu’un support de l’information. »

Rien de nouveau direz-vous, mais quelle fraîcheur d’écouter cela ! Voyagez avec Jacqueline Bousquet et vous apprécierez encore plus les bons moments de votre journée !
Malheureusement, elle est décédée le mois dernier.

Publié par notre Terre Mère

Connaissez-vous Tri Rismaharini ou "le pouvoir d’une maire"?

TRI-RISMAHARINI-300x262Depuis 2010, Tri Rismaharini est maire de Surabaya, la deuxième ville d’Indonésie peuplée de 3 millions d’habitants. D’allure discrète et parée de son voile, Risma déborde d’une imagination qu’elle met au service de sa détermination à rendre sa ville plus humaine.

Surnommée la “folle des parcs”, elle y multiplie les espaces verts car ils offrent un supplément de santé physique et mentale pour les citoyens qui vivent dans des espaces réduits et pollués. Les parcs sont aussi des lieux où toutes les classes sociales se confondent, plus encore parmi les enfants qui peuvent ainsi apprendre à avoir confiance en eux.

Toujours sur le terrain, dans les quartiers défavorisés le soir et sillonnant la ville au petit matin avant de se rendre à la mairie, elle se sert aussi des réseaux sociaux et d’internet pour faire remonter les informations. Cela lui permet de mieux comprendre la racine des problèmes et de s’y attaquer plus efficacement. Elle a par exemple bravé la bureaucratie en fusionnant les services de nettoyage de la voirie avec ceux des espaces verts, recette imparable pour que les balayeurs eux-mêmes arrêtent d’y jeter les ordures.

Autre cheval de bataille : lutter contre la prostitution en enseignant de nouveaux métiers aux femmes qui s’y livrent. Une fois formées, celles-ci sont renvoyées dans leur village d’origine avec un petit capital de 3 millions de roupies (280 euros). C’est Dolly, l’un des plus grands quartiers de prostitution d’Asie, qui est ainsi en cours de revitalisation.

Poursuivant ses objectifs pour un déploiement économique de qualité, elle a limité le développement des industries intramuros, encouragé les secteurs technologiques de pointe, non-polluants, ainsi que les petites et moyennes entreprises. Des projets autoroutiers divisant la ville ont été stoppés en faveur de périphériques.

Dès la première année, elle s’attaquait à la publicité, imposant une augmentation des tarifs pour les grandes affiches et une baisse pour les petites, afin de soutenir l’activité des petites entreprises et de limiter l’invasion des placards publicitaires dans le paysage urbain.

Un courage qui a déclenché le tollé général de la classe politique, y compris dans son propre camp, le Parti Démocratique Indonésien de Lutte (PDIP). Il s’en est fallu de peu qu’elle ne soit destituée par un vote unanime au parlement régional, suscité par un dépôt de plainte des sociétés de régie publicitaire. Heureusement, la décision a été invalidée par le Ministre de l’Intérieur lui-même.

Tel est le pouvoir d’une maire qui  veille comme une bonne mère sur sa ville !

Plus : Courrier International n° 1155 du 20 décembre 2012 au 2 janvier 2013

Publié par Mandarine pour Notre Terre

Khalil Gibran, qui était-il?

dessiné après un rêveKhalil Gibran est l’un des poètes les plus lus au monde, mais beaucoup de critiques n’ont pas compris son œuvre. Publié en 1923, son livre le plus connu, "Le Prophète", a été traduit dans plus de 50 langues, et ‘a jamais cessé d’être réédité. Best-seller international, il a été vendu à des dizaines de millions d’exemplaires. "Le Prophète" est composé de 26 poèmes en prose, livré comme les sermons d’un sage appelé Al Mustapha. Sur le point de s’embarquer pour son pays natal, après 12 ans d’exil sur une île fictive, les habitants de l’île lui demandent de partager sa sagesse sur les grandes questions de la vie: l’amour, la famille, le travail et la mort.

Gibran était un peintre tout autant qu’un écrivain. Il a peint plus de 700 tableaux, aquarelles et dessins, mais, comme la plupart de ses peintures ont été expédiées au Liban après sa mort, elles sont peu connues en Occident.

Biographie :
Khalil Gibran est né à Maronite, au Liban, le 6 janvier 1883, dans une famille catholique. A l’âge de 12 ans, sa mère et ses frères et lui partent aux États-Unis après l’emprisonnement de leur père pour détournement de fonds. Ils s’installent dans la communauté libanaise du Sud de Boston. Elève talentueux, il attire déjà l’attention de l’artiste local et photographe Fred Holland Day, mais il retourne au Liban à 15 ans pour étudier l’arabe. Là, il a assisté à des injustices subies par les paysans créées par les dirigeants ottomans. Peu de temps après, il perd sa mère, puis sa sœur et son frère dans les mois qui suivent.
De retour aux États-Unis en 1904, il rencontre Mary Haskell, une directrice de l’école progressive de Boston, qui est devenue son patron et confidente ainsi que son rédacteur en chef. Mary Haskell a beaucoup fait pour le succès de ses écrits en anglais et elle l’a soutenu financièrement tout au long de sa carrière jusqu’à la publication de son livre majeur  "Le Prophète" en 1923.
Leur relation s’est développée en histoire d’amour et, bien que Gibran ait proposé deux fois le mariage à son âme soeur, ils ne se sont jamais mariés, car la famille conservatrice de Mary n’aurait alors jamais accepté qu’elle épouse un immigrant.
En 1908, il se rend à Paris pour étudier l’art à l’école symboliste durant 2 ans. Il a rencontré l’élite intellectuelle de son temps, y compris les célèbres WB Yeats, Carl Jung et August Rodin, qu’il a tous peint. Les symbolistes tel Rodin et le poète anglais William Blake ont eu une grande influence sur Gibran. Il a d’ailleurs esquissé le portrait du Prophète après un rêve.

Son premier livre de poésie est publié en 1918.
Sa popularité a atteint un sommet dans les années 1930 et à nouveau dans les années 1960, quand il est devenu la bible de la contre-culture. Les Beatles, John F Kennedy sont parmi de ses lecteurs.
" Ce livre a une façon de parler aux gens, à des stades différents de leur vie. Il a cette qualité magique, qui fait que plus vous le lisez, plus vous arrivez à comprendre le sens," dit le révérend Laurie Sue, un ministre interconfessionnel de New York qui a effectué des centaines de mariages avec des lectures de Le Prophète. "Mais il n’est pas fait de dogme, il est accessible à tous, qu’ils soient juifs, chrétiens ou musulmans."

"Beaucoup de gens se sont détournés de l’Eglise pour se tourner vers Gibran. Il a offert un spiritualisme universel sans dogme par opposition à la religion orthodoxe, et sa vision du spirituel n’était pas moraliste. En fait, il a exhorté les gens à être sans jugement." explique le professeur Juan Cole, historien du Moyen-Orient à l’Université du Michigan, qui a traduit plusieurs œuvres de Gibran de l’arabe. "En Occident, il n’appartient pas au canon de la littérature anglaise, même si ses œuvres majeures ont été traduites en anglais après 1918, et bien qu’il soit l’un des poètes les plus lus de l’histoire américaine, il a été dédaigné par les professeurs anglais… Malgré l’immense popularité de son écriture, il a été méprisé par les universitaires occidentaux, parce qu’il faisait appel aux masses. Je pense qu’il a été mal compris en Occident. Ses écrits en arabe sont en un style très sophistiqué."
Il meurt en 1931 d’une cirrhose du foie et de la tuberculose.

Au Liban, son pays de naissance, il est toujours célébré comme un héros littéraire. Son écriture, qui s’est détachée de l’école classique, est vue comme le début d’un nouveau mouvement romantique en littérature arabe et en prose poétique. "Nous parlons d’une renaissance dans la littérature arabe moderne et cette renaissance a sa fondation dans les écrits de Gibran," explique le professeur Suheil Bushrui, titulaire de la Chaire Kahlil Gibran pour les valeurs et la paix à l’Université du Maryland. Suheil Bushrui compare Gibran aux romantiques anglais comme Shelley et Blake, et il ajoute que, comme Blake, Gibran a été rejeté à son époque. "On l’a appelé le Blake fou. Il est maintenant une figure majeure de la littérature anglaise. Donc, le fait qu’un écrivain ne soit pas pris au sérieux par les critiques n’indique aucunement la valeur de son travail ".
Jeanne Gibran, qui a épousé le filleul de Khalil Gibran, a passé cinq ans pour écrire la biographie de l’écrivain. Dans leur livre, Jean Gibran et son mari n’ont pas hésité à parler des aspects les moins favorables de caractère de Gibran. Il était connu pour cultiver sa propre célébrité. Il est même allé jusqu’à créer une mythologie autour de lui et prétendait venir d’une lignée noble.
Mais Jeanne Gibran dit qu’il n’a jamais prétendu être un saint ou un prophète. "Comme un pauvre immigrant, mais fiers d’être de l’élite de Boston, il ne voulait pas que les gens le dédaignent. C’était un être fragile, humain, et conscient de ses propres faiblesses."
Mais ces défauts n’altèrent en rien la puissance universelle de ses créations artistiques.
Plus sur: http://www.bbc.co.uk/news/magazine-17997163
Publié par notre Terre Mère

Haro sur le roi !

Quand on est le souverain d’Espagne, et qu’on appelle son peuple à l’austérité…

Quand on est président d’honneur de l’association de défense de la nature (WWF),

Et qu’on pratique assidument la chasse à l’éléphant en Afrique, alors que l’espèce est en danger et que le coût d’un safari est de 30.000 euros environ à la charge des contribuables, que croyez-vous qu’il arrive ?

Le roi se blesse alors qu’il chasse l’éléphant au Botswana.                                       Ah ah ah !!  Difficile de cacher l’affaire cette fois !                                            Penaud, à la sortie de l’hôpital, il déclare :
« J’ai fait une erreur, je suis vraiment désolé, cela ne se reproduira plus »

Quand à peu près dans le même temps, le petit-fils du souverain âgé de 13 ans  se blesse au pied en s’entraînant au tir au fusil alors que le maniement d’armes à feu est interdit avant 14 ans, faut-il en rire ?

Tout cela et bien d’autres frasques, ça fait très désordre…                                    Zéro de conduite pour la vieille monarchie d’Espagne bien pensante et moralisatrice…

Si vous souhaitez manifester votre désapprobation, vous pouvez signer la pétition en ligne :  https://www.sauvonslaforet.org/petitions/868/le-roi-et-l-elephant

Photo d’un safari prise en 2005 au Botswana
Publié par Mandarine pour notre Terre Mère

Pierre Rabhi, paysan, poète, philosophe, visionnaire…

Voilà 50 ans que loin des sentiers battus, il a choisi la voie de la modération, trouvant un point d’équilibre entre l’avoir et l’être. En 1961, il acquiert une terre rocailleuse en Ardèche dont personne ne veut. Grâce à son amour quasiment filial pour la terre, d’instinct il développe une méthode naturelle, nommée "agro-écologie", qui transforme la rocaille en jardin. De fil en aiguille il est amené à transmettre son savoir-faire au Sahel, en Afrique et en Europe.

La pensée de Pierre Rabhi en quelques mots

L’évolution du monde vers un "tout moderne" a entraîné une rupture humaine sans précédent avec la réalité du vivant – la nature et ses lois. L’humanité souffre des effets destructeurs d’une logique économique prédatrice et anthropophage qui met en coupe réglée la terre et les êtres. Les crises actuelles sont des alertes, des opportunités à saisir pour revenir à un ordre naturel.

C’est une crise humaine et de civilisation qu’il nous faut régler en procédant à une meilleure répartition des ressources de par le monde. Car chacun doit retrouver son droit fondamental à exister dignement. Pour cela nous devons nous reconnecter à nous-mêmes et à la nature. La transformation du monde passe d’abord par un changement profond en nous et autour de nous.

Dépasser l’indignation en construisant …

Avec l’association Colibris, Pierre Rabhi catalyse un large mouvement des consciences. Le colibri incarne l’idée que chacun doit faire ce qu’il peut car aucun effort, si petit soit-il, n’est négligeable. Un programme en quatre axes a été défini:

-  une éducation qui s’inscrit dans la complémentarité et transmet à l’enfant  la capacité de s’émerveiller devant la beauté de la nature,

-  la reconnaissance du féminin en tant que composante essentielle de l’histoire ; non plus subordonnée mais égale et complémentaire du masculin,

-  une belle civilisation de la modération, exaltant la beauté de l’équilibre,

- la reconnaissance du caractère sacré de la vie ; qu’on ne pourra pas continuer à évacuer.

Nous sommes sur cette planète pour la comprendre, en prendre soin en prenant soin de nous-mêmes, et surtout, pour enchanter, pour admirer, pour que la vie ne soit pas un cauchemar, mais un rêve magnifique, poétique et qui nous accomplisse”.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/06/03/pierre-rabhi-vivre-sobrement-c-est-une-forme-de-liberation_1531614_3244.html

http://www.pierrerabhi.org/blog/

Pierre Rabhi :  “Vers la sobriété heureuse”, Éditions Actes Sud, Paris 2010 -  “Parole de Terre”, collection Espaces Libres, Éditions Albin Michel, Paris 1996

Publié par Mandarine pour notre Terre Mère

Vaclav Havel nous a quitté

Ce dimanche 18 décembre, Vaclav Havel est décédé.  Il fut le premier président de l’ancienne Tchécoslovaquie. Au départ, Havel était un dramaturge et c’est par ses mots, sans violence, qu’il organise une révolution contre les communistes, en instaurant la désobéissance civile sur les pas de Gandhi. Celui qu’on a  appelé le « président-philosophe » a tellement impressioné ses contemporains que Milan Kundera dit de sa vie qu’elle fut une "œuvre d’art".

L’un de ces discours,  qu’il a tenu devant ses compatriotes le 1er janvier 1990, prouve à quel point la moralité, au sens noble, en politique est le reflet de la moralité de chacun :

"Nous sommes malades moralement parce que nous sommes habitués à dire blanc et à penser noir. Nous avons appris à ne rien croire, à ne pas prêter attention l’un à l’autre, à ne nous occuper que de nous-mêmes. Des expressions comme l’amour, l’amitié, la pitié, l’humilité ou le pardon ont perdu leur profondeur et leur dimension et ne signifient, pour nombre d’entre nous, qu’une sorte de particularité psychologique aussi désuète que des salutations oubliées du temps passé, un peu risibles à l’heure des ordinateurs et des fusées cosmiques…

Nous tous, bien qu’à des degrés divers, sommes responsables de la dérive de la machine totalitaire. Nous ne sommes pas seulement ses victimes, mais nous sommes tous en même temps ses co-créateurs… Nous devons tous accepter cet héritage comme quelque chose que nous avons commis contre nous. Si nous le prenons ainsi, nous comprendrons qu’il dépend de nous tous d’en faire quelque chose…. Le meilleur gouvernement, le meilleur parlement et le meilleur Président ne peuvent pas, à eux seuls, faire grand-chose. Et ce serait très injuste d’attendre la solution d’eux seulement. La liberté et la démocratie, cela signifie la participation et la responsabilité de tous… "

 Václav Havel, 1er janvier 1990

Plus sur :www.radio.cz/fr/rubrique/themes/vaclav-havel-la-biographie

Publié par notre Terre Mère

Biographie de Vandana Shiva

Enfin une biographie sur Vandana Shiva, et en Français !

Cette scientifique renommée et activiste écolo est en fait partie de rien. Fille d’un garde forestier des contreforts de l’Himalaya, elle a réussi à poursuivre des études supérieures et à devenir une scientifique de haut niveau : physicienne, épistémologue, mais aussi, écrivain, docteur en philosophie des sciences. Elle incarne la résistance des petits contre les lobbies agrochimiques dans la défense de l’écologie au niveau international. Elle représente aussi la défense des femmes indiennes dans leur lutte pour avoir accès à l’éducation et au travail.

Vandana Shiva se vcontre les multinationales qui empêchent les paysans de reproduire leurs propres graines, en suivant en cela les pas de Gandhi, qui a inventé avec succès la réisistance civile non violente. Face à tous ces agriculteurs indiens ainsi poussés à la faillite, puis aux suicides, elle a développé en 1996, une banque de graines, Navdanya. En Inde, cette association collecte, récolte et reproduit des semences anciennes dans 16 états, pour les redistribuer quasiment gratuitement (paiement en sac de graines) aux agriculteurs désireux de se former à l’agriculture biologique. Cette action empêche ainsi leur disparition et favorise leur diffusion hors de l’influence des gros semenciers. Elle leur rend autonomie alimentaire et dignité.
Vandana Shiva a été la première à rassembler un mouvement anti-globalisation à Bengalore en 1993.

Ce livre, largement illustré de photographies couleurs, est un beau cadeau de Noël. Par Lionel Astruc, journaliste et auteur, préfacé par José Bové, paru chez Terre vivantes en septembre 2011.
Publié par notre Terre Mère

 

Ecouter Ravel et aussi le "voir"

 
Si vous aimez le compositeur Ravel, vous aimerez sa maison de Montfort-l’Amaury, le Belvédère, proche de la forêt de Rambouillet.

A l’image de son propriétaire, cette maison est riche d’objets hétéroclites, de bibelots qu’il ramène de ses voyages ou qu’il chine ici et là. Le poète Léon Paul Fargue dit d’elle qu’elle est compartimentée comme une cabine de bateau.

Ravel est très lent  à écrire, c’est pour cela qu’il se réfugie au Belvédaire, pour le calme et la tranquillité. Il écrit 80 œuvres dont un morceau de blues, "suite pour violon et piano" quand il découvre le jazz américain et Gershwin. Il est sans doute insomniaque et travaille donc plutôt la nuit. S’il vit seul, il est entouré de beaucoup d’amis. Sa personnalité est un mélange d’introversion et d’humanisme. Il fréquente les Impressionnistes car il aime beaucoup les écrivains et les artistes. Il adore Chateaubriand qu’il lit et relit en permanence. L’ami de De Bussy et de Maurice Ravel sait recevoir ceux qu’il aime au-delà de sa réserve.

Il achète le Belvédère en 1920 pour la beauté de sa vue, et finit d’écrire en ces lieux le fameux "Bolero". Il y vit 16 années de bonheur jusqu’à sa mort en 1937. 

Allez le retrouver en faisant un petit voyage temporel dans sa demeure.

Plus sur: http://www.maurice-ravel.net/belved.htm

Publié par notre Terre Mère