Archives de Catégorie: finance

La NEF: une banque "clean"

La NEF est une coopérative financière qui collecte de l’argent auprès d’ épargnants solidaires, c’est-à-dire de personnes qui recherchent une éthique et une transparence et qui prêtent leur argent à des porteurs de projets sociaux et environnementaux. L’argent sert pour des causes écologiques et les emprunts de même. Ils sont là pour la bonne cause, par pour se gaver de notre argent.

Pour s’inscrire, c’est très simple il suffit de prendre rendez vous dans un guichet du crédit coopératif de la ville ou du lieu le plus proche. Ensuite on peu disposer d’un chéquier et d’une carte bleue.
Demain, dimanche 3 février 2013, à 20h40 sur France 5, il y aura la diffusion d’un reportage sur la Nef dans le magazine économique consacré aux placements bancaires "Epargne, placements, comment protéger son argent ?" C’est le dernier sujet qui parlera de la Nef avec des témoignages de sociétaires.
Autrement, vous pouvez revoir ce reportage de la cinéaste Valérie Denesle sur l’activité au quotidien de la Société financière. On y voit les sociétaires, les salariés et les emprunteurs qui construirent ensemble une économie plus solidaire, une société plus juste.
C’était l’émission "Infrarouge", diffusée sur France 2 le 14/11/2012 que nous avons en vidéo.

Société financière de la Nef
Téléphone: 04 72 69 08 60
Courriel: 
lanef@lanef.com

http://www.lanef.com
Publié par notre Terre Mère

Vers un "New-Deal mondial" ?

Vue d'un bidonville de Mumbaï, DharaviAlors que la 43ème édition du Sommet de Davos ouvre ses portes aujourd’hui  – 23 au 27 janvier 2013 – l’organisation humanitaire OXFAM dévoile son rapport sur les inégalités, et lance une idée choc : le revenu annuel des 100 personnes les plus riches pourrait permettre d’éradiquer quatre fois la pauvreté !!

Gandhi avait donc bien raison : « Il y a assez de ressources dans le monde pour les besoins de chacun, mais pas assez pour la convoitise de tous. »

Selon la dernière version de l’Index des Milliardaires de Bloomberg, le revenu net des 100 personnes les plus riches du monde en 2012 s’est établi à 240 milliards de dollars. Au cours des vingt dernières années les personnes les plus riches de la planète, à peine 1% de la population mondiale, ont vu leurs revenus augmenter de 60%. A l’inverse, les plus démunis tentent de survivre avec moins d’un dollar et 15 cents par jour.

L’accroissement de l’écart entre riches et pauvres va à l’encontre de toute productivité économique et met en péril la démocratie en exacerbant les tensions sociales.

C’est pourquoi Barbara Stocking, directrice générale de l’organisation humanitaire, a l’idée de sommer les dirigeants de la planète à s’engager dans un "new-deal mondial" pour ramener les inégalités à leur niveau de 1990 en luttant contre l’extrême richesse (fermeture des paradis fiscaux, fiscalité plus agressive, taux minimum d’imposition pour les entreprises à échelle mondiale, gratuité des services publics).  Un cri d’alarme qui sonne comme un avertissement à destination de la cinquantaine de chefs d’État et de gouvernement et des chefs d’entreprises et décideurs économiques qui sont attendus dans la station suisse à partir de mercredi.

OXFAM : "The cost of inequality : how wealth and income extremes hurt us all".

Plus sur : http://www.huffingtonpost.fr/2013/01/21/revenu-annuel-100-personnes-les-plus-riches-quatre-fois-eradiquer-pauvrete-davos_n_2519185.html

Publié par Mandarine pour Notre Terre

Paradis fiscaux, chaos légalisé

Alain Deneault dans son livre “Offshore” se penche, d’un point de vue sociologique, sur le sujet des paradis fiscaux.

Pour lui, c’est un fléau que nous feignons d’ignorer mais qu’il  nous faudra régler tôt ou tard.

Pourquoi ? Parce que selon ses calculs, la moitié des flux financiers du monde transite par les juridictions de complaisance que sont les paradis fiscaux. En d’autres termes, la moitié de l’activité mondiale échappe à l’État de droit.

Il y a dans la volonté des entreprises et de la  très mal nommée “élite”, un souci illégitime bien que légalisé de se soustraire à leur responsabilité. Celle de payer leur juste contribution dans des systèmes sociétaux viables dont ils profitent le plus : accès à un marché régi par le droit, aux infrastructures routières, portuaires, aéroportuaires, à une main-d’oeuvre soignée et éduquée. De tels systèmes ont un coût global qui, si on va au bout de la logique, finit par être supporté bien imparfaitement par les classes moyennes et pauvres ou les “imbéciles payeurs". Ceci explique une large part des déficits publics.

Par contraste, les États "off-shore" n’offrent aucune infrastructure économique, sociale et politique véritable, infrastructures sans lesquelles il est impossible de mener à bien des activités économiques. Par conséquent, ces états parasitent et dépècent, avec la complicité des multinationales et des institutions financières, les ressources des États Souverains, où les vraies activités sont menées et les profits générés.  Le comble de l’ironie veut même que ces États Souverains, poussés aux extrêmes, rivalisent avec les états de complaisance pour tenter d’attirer les capitaux.

Enfin, et non des moindres, les paradis fiscaux sont un encouragement sans frein à la libre circulation des capitaux criminels, sur laquelle tout le monde ferme les yeux.

Pour toutes ces raisons, Alain Deneault est très ferme : les paradis fiscaux déstabilisent l’ordre du monde et de la société.

Alain Deneault, Offshore, Paradis fiscaux et souveraineté criminelle, Collection Théorie, La Fabrique Editions, 2010.                                                                                Interview : http://www.youtube.com/watch?v=Tqq0KZTx4SA

Publié par Mandarine pour notre Terre Mère

L’annulation de la dette publique

Eric Toussaint est un spécialiste de la dette publique. Après s’être mobilisé sur le problème des pays du Sud, il nous explique pourquoi à ses yeux la dette est illégitime.

La politique menée par les socio-libéraux (socialistes et libéraux confondus) à partir des années 85  a entraîné une diminution des impôts payés par les classes les plus riches (1 à 10 % de la population) et les grandes entreprises (qui se sont acquittées d’un impôt moyen de 8 % contre 22 % pour les PME !).

Les États ont compensé le manque à gagner par une augmentation de l’impôt indirect (TVA), et en recourant à la dette publique. Plus de capital disponible pour les plus riches et les grosses entreprises leur a servi à acheter de la dette publique et des titres financiers, spéculatifs et dérivés.

La dette publique provient essentiellement de la baisse des recettes et de la dérèglementation, notamment des flux financiers. La dette a bénéficié aux plus riches, et non pas aux dépenses publiques, maintenues dans un carcan, voire comprimées.

Le renflouement – sans contrepartie – des banques au bord de la faillite à cause des sub-primes dans les années 2008 a aggravé la situation. L’injection de 450 milliards d’euros s’est faite par l’emprunt public, dont les titres ont été achetés par les mêmes banques. À nouveau, celles-ci n’ont pu s’empêcher de “jouer” pour "se refaire", visant des profits immédiats. De 2008 à 2010, elles se sont délestées des actifs toxiques (sub-primes), s’engouffrant dans le marché juteux et plus sûr (!) des emprunts publics grec, portugais, espagnol… qu’elles ont ainsi contribué à enfler, précipitant leur chute.

La dette est illégitime car elle a profité à une classe opulente. Laquelle, au lieu d’utiliser ses fonds pour l’investissement productif, s’est arrogé des droits financiers usuriers sur les États, en leur prêtant l’argent.  La dette a également servi à récompenser des banques incompétentes, lesquelles ont re-dilapidé l’argent et sont à nouveau au bord de la faillite : Dexia deux fois en situation de faillite, en 2008 et en 2011, a été renflouée deux fois.

Les états ne peuvent se financer qu’auprès de banques privées qui sont les seules à pouvoir se financer directement auprès de la Banque Centrale Européenne. Ce double monopole pour les banques privées est en soi illégitime.

Nul doute, pour Eric Toussaint, il faut rompre le tabou de la dette et décider d’annuler la part illégitime de la dette. Par la mise en place d’un AUDIT CITOYEN, on pourra déterminer cette part, en mettant tous les comptes à plat. En Équateur, par exemple, au terme d’un audit, 70 % de la dette a été effacée pour fait d’illégitimité.

D’ores et déjà, des collectifs locaux dans tous les départements, de nombreuses associations, syndicats, partis politiques se mobilisent (ATAC…CGT… Front de gauche, Parti écologie..)

Pour écouter l’interview d’Éric Toussaint : http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=358717

Publié par Mandarine pour notre Terre Mère

La renaissance du troc

La renaissance du troc, c’est la façon dont la ville grecque de Volos a laissé tomber les Euro pour essayer de trouver de nouvelles réponses à la crise.
La Grèce est le premier pays à faire défection au régime sans défaut de la théorie des jeux de l’Union européenne. C’est un mouvement de survie qui répond à la crise actuelle et qui finira par porter ses fruits à un niveau plus large, puisque le pays est endetté à 177 % de son PIB.
La Grèce devient également le premier pays à démontrer que les gens peuvent exister et marchander grâce au système de troc qui échappe ainsi au réseau bancaire, contrairement aux affirmations apocalyptiques du consortium bancaire mondial. Parce que ce sera la mort des banques si les gent arrêtent de jouer au "monopoly" selon des règles biaisées et commercent avec le troc. C’est un échange de biens contre d’autres ou un échange de services contre des produits alimentaires, tous se marchande selon une grille d’évaluation qui perme d’avoir un niveau d’échange : c’est une monnaie qui ne passe pas par les banques.

La vidéo ci-dessous montre comment un groupe d’habitants de la ville grecque de Volos développe son propre système de troc sans l’aide de l’euro. C’est possible !
Car on est forcé de produire pour consommer puisque les emprunts pour un meilleur avenir y sont devenus impossibles. Il y a déjà 800 membres et le nombre d’adhérents à ce système croit tous les jours. Cette façon de faire est en train de s’étendre à tout le pays car les Grecs sont à la recherche de nouveaux moyens d’existence.
Un homme dit: "Nous avons atteint le niveau le plus bas de notre vie. Maintenant, nous voulons penser d’une façon différente. " Le maire de la ville est aussi très satisfait de cette réponse à la crise économique mais aussi sociale que traverse la Grèce.

Publié par notre Terre Mère

PIB et PNB, ces chiffres qui nous gouvernent…

On nous berce tellement à longueur d’année avec les prévisions du PIB et du PNB, qu’on croit fermement qu’ils sont des indicateurs de bien-être et de progrès. Mais qu’en est-il exactement ?

Juste après la seconde guerre mondiale, les pays dits développés se sont mis à mesurer leur activité économique grâce à un instrument de calcul appelé Produit National Brut ou Produit Intérieur Brut. Le Produit Intérieur Brut, ou PIB, est la somme des richesses créées à l’intérieur d’un pays. Pour cela on se base sur la somme des valeurs ajoutées réalisées sur les services et les produits. Le Produit National Brut, ou PNB, est la somme des richesses créées par un pays à l’intérieur et à l’extérieur.  Dans ces années de reconstruction, un tel calcul pouvait donner une petite idée du progrès social et national accompli.

Les initiateurs de cette méthode à l’époque avait cependant mis en garde contre son usage immodéré car, selon eux, il y a des paramètres plus significatifs de la qualité de la vie qui ne sont pas pris en compte.

Eh oui ! Le défaut de cette méthode, c’est qu’elle ne comptabilise que les transactions monétaires. Elle nie donc toutes les valeurs qui ne sont pas monétaires, comme les valeurs humaines qui font la grandeur d’une société : relationnel, échanges, solidarité, bonne santé, autonomie, auto-suffisance. Et que dire des ressources gratuitement dispensées par la nature?

Ces indicateurs sont autant d’encouragement à la prédation de la nature, à la dépendance et à la consommation externe, à la médicalisation de la vie, et à la multiplication des intermédiaires. In fine, cela aboutit à un coût de la vie artificiellement gonflé et l’asservissement de tous au travail.

En appliquant cet instrument de calcul à tous les pays, on a pénalisé les modèles de société traditionnelle où les échanges économiques étaient plus courts, et rarement monétaires : auto-production, entraide familiale, troc, échange de services,  échange direct du producteur au consommateur. Et on a encouragé des modèles complexes dits modernes  où toujours plus d’intermédiaires, de transactions monétaires et d’outils financiers viennent grossir le PIB et le PNB.  Insidieusement grâce aux chiffres le modèle moderne s’est ainsi imposé partout.

Le monde moderne  est synonyme de consommation, d’épuisement des ressources, de commerce mondial et de financiarisation sophistiquée. En faisant glisser les valeurs humaines vers toujours plus de monnaie et de richesses matérielles, le PIB et le PNB n’ont-ils pas contribué à  l’éclatement de la structure familiale, à l’anéantissement de la solidarité inter-générationnelle, à la perte des vraies valeurs de la civilisation ?

Alors, pourquoi laisser des chiffres aveugles nous gouverner et nous détruire ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Produit_int%C3%A9rieur_brut http://fr.wikipedia.org/wiki/Produit_national_brut

Publié par Mandarine pour notre Terre Mère

Zeitgeist : Moving Forward, le film

Zeitgeist : Moving Forward, signifiant aller de l’avant, est un film réalisé par Peter Joseph, qui est à placer dans la catégorie "film documentaire" bien qu’il présente en fait une réflexion globale sur notre façon de vivre et concentre des connaissances diverses; il approche notre société selon différents angles : la culture, la connaissance scientifique sur notre système nerveux, sur notre besoin d’amour inscrit dans nos gènes, la finance…L’auteur veut nous amener à faire le tour de nos illusions matérialistes pour voir le jeu dangereux et autodestructeur auquel une poignée de gens, ayant le pouvoir, nous font jouer.

En fait, quelle est la religion de notre époque moderne qui a commencé au XIX siècle ? C’est le matérialisme et il a atteint un niveau extrême puisqu’il est maintenant devenu lui-même immatériel : en effet, on vit sur de l’argent factice qui offre une option limitée à des pays entiers, c’est à dire la faillite par la dette. On consomme toujours plus sur une planète aux ressources limitées et personne ne semble pouvoir arrêter cette "machine" devenue folle; personne, si ce n’est chacun de nous individuellement, une goutte d’eau en entraînant une autre, afin de créer un tsunami idéologique. C’est notre seule solution pour arrêter ce mouvement fou.

Ce film ne transcende pas vraiment les idéologies traditionnelles : au contraire, il s’y inscrit en revenant aux sources de ce qui a constitué l’humanité et essaye de nous montrer que cette machine industrielle au départ, financière aujourd’hui, va au détriment de la vie, tout simplement, et amènera la destruction de la Terre. Il montre que l’homme est surtout avide d’empathie et d’amour, sans jamais prononcer ce dernier mot d’ailleurs, et que les violences les plus extrêmes viennent de traumatismes ou de manques dans notre petite enfance.
Nous sommes des individus qui ont besoin de stimulations affectives, sinon nous ne nous développons pas correctement. Or, les personnes qui ont entre leurs mains les marches financiers sont en général dépourvues de cette empathie, car plus ces gens sont indifférents, meilleurs ils sont, c’est la loi du système.
Voulons-nous perdurer ce système qui ne profite qu’à une poignée de personnes déréglées émotionnellement?
Peter Joseph propose, à la fin de son film, de retrouver de véritables valeurs d’échanges et de solidarité, qui se concrétisent par un nouveau paradigme socio-économique, appelé "économie basée sur les ressources", respectant les lois de la nature.
Nous ne pouvons qu’applaudir à la démarche de Peter Joseph, car nous essayons aussi d’aller dans la même direction.

Voici un extrait :
« J’ai passé environ… les 40 dernières années de ma vie à travailler avec les plus violents personnes que produits notre société : meurtriers, violeurs et ainsi de suite.
Dans la tentative de comprendre ce qui cause de cette violence.
J’ai découvert que les plus violents des criminels de nos prisons avaient eux-mêmes été victimes d’un degré de violence dans leur enfance qui était au-delà de tout ce que j’ai toujours imaginé de la violence infantile.
Je n’avais aucune idée de la profondeur de la dépravation avec laquelle les enfants de notre société sont trop souvent traités.
Les personnes les plus violentes que j’ai vu étaient elles-mêmes des survivants d’une tentative d’assassinat, souvent des mains de leurs parents ou d’autres personnes de leur environnement social, ou étaient les survivants de familles dont ont été tués leur membres les plus proches, par d’autres personnes.
Bouddha a fait valoir que tout dépend de tout le reste. Il disait « l’unité contient le tout et le tout contient l’unité. » Que vous ne pouvez rien comprendre, si vous êtes isolé de votre environnement. La feuille contient le soleil, le ciel et la terre, de toute évidence. »

Si vous voulez aller plus loin, voici le texte de la traduction française sur le site :
http://interobjectif.net/zeitgeist-moving-forward/
Plus sur le mouvement de Zeitgeist :
http://activisme.mouvement-zeitgeist.fr/

Publié par notre Terre Mère

Ressources de la planète : vers le contrôle des océans

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Ce que fait la Banque Mondiale:
Prêter des sommes colossales aux pays en voie de développement. En contre-partie, les obliger à ouvrir l’accès illimité à leurs richesses naturelles et à leur marché. Le cheval de Troie fait irruption et libère son armada de multinationales.  L’Afrique, l’Amérique du sud et une partie de l’Asie ont été mises en coupes réglées de cette manière, avec leur lot de corruption et de déstabilisation intérieure, causant la misère du peuple.

Hier, c’était le contrôle de l’eau:
Le pic de l’eau pourrait être atteint en 2020. En 1998, la Banque Mondiale avait sponsorisé le Forum Mondial de l’Eau. On y retrouvait les grandes multinationales : Suez Lyonnaise des Eaux, Enron, Bechtel, GM, Monsanto… des banques : Banque Mondiale, Banque de développement inter-américain, des commissions dites philanthropiques : Fondation Rockefeller…  Au final, les sociétés privées se partageaient dans certains pays le monopole de la gestion de l’eau, y compris la collecte des eaux de pluie, au détriment d’un réseau public.

À la question de la privatisation, le prix de l’eau était invoqué comme le meilleur garant de sa conservation et de son bon usage. Pourtant les multinationales ne sont-elles pas elles-mêmes de grandes gaspilleuses d’eau, les plus grandes pollueuses ?

Et le contrôle des terres:
Promue par la Banque Mondiale, la révolution verte annonçait les meilleures intentions du monde, nourrir la planète. Révolutionnaire elle l’a été pour l’agro-industrie, mais se révèle une faillite pour l’agriculture, la santé publique et l’équilibre de la nature. On lui doit la destruction des sols, la concentration des terres agricoles par de gros intérêts, et la main-mise par l’industrie sur toute la chaîne alimentaire…  Et la faim reste un fléau qui tue massivement.

Aujourd’hui, le cap est mis sur les océans. Quel avenir sera réservé à l’humanité quand l’appétit des puissants  aura eu raison de toutes les réserves de notre planète ?

Plus sur :                                                                           http://www.bvsde.paho.org/bvsaca/i/fulltext/mirh/education.pdf
 http://www.waternunc.com/gb/secwwf11.htm
Publié par notre Terre Mère

Ressources de la planète : règlementation ou privatisation ?

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Le président de la Banque Mondiale, Robert Zoellick, a exposé ses plans pour le contrôle des océans lors d’un sommet sur le sujet organisé par The Economist à Singapour… il est vrai que malgré les règlements internationaux existants l’espace maritime est encore une grande “jungle”. Les actes de piraterie et de violation des eaux territoriales y sont légion.

Couvrant 71 % de la surface de la planète, fournissant 15 % des protéines animales au monde, la mer représente un écosystème fragile. Mr Zoellick entend donc utiliser ses ressources diplomatiques et financières pour faire aboutir son projet : attribution des droits de pêche, définition de zones de réserve (seulement 5 %), recherche des entreprises meilleures gestionnaires et les plus profitables, harmonisation des intérêts privés à l’intérieur du cadre juridique international.

À la question des moyens employés pour gérer la raréfaction, il a répondu : le prix.

Il compte s’appuyer sur une branche de la banque, le International Finance Corporation, une organisation qui finance des projets de grande ampleur dans les pays en voie de développement mais qui semble, par la nature de ses fonds, très orientée sur la gestion de gros patrimoines – offshore…   cela fait frémir.

Alors on peut se poser de sérieuses questions : quelle est la légitimité de la Banque Mondiale financée principalement par les États-Unis, et de Mr Zoellick, ancien de la banque Goldman & Sachs et ultra libéral dans l’accomplissement d’une si noble tâche ?

Par le renforcement de la règlementation et des normes, la création de nouvelles taxes et licences, et en relevant le niveau d’investissement, ne risque-t-on pas d’exclure les petits pêcheurs?  Car la pêche industrielle largement financiarisée pourrait bien être la seule à avoir les moyens d’exploiter les océans.

Une certitude, le coût du poisson sera renchéri, le prix pour le consommateur aussi, Mr Zoellick ne l’a pas caché.

Dans ce paysage industriel, qu’en sera-il de la pêche durable ? Il y a fort à parier que la recherche du profit, sans frein selon le modèle ultralibéral, entraînera à long terme la destruction des océans et des fonds marins.

Plus sur : http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/NEWS/0,,contentMDK:23126775~pagePK:34370~piPK:34424~theSitePK:4607,00.html
À suivre…
Publié par notre Terre Mère

Les narcissiques de Goldman Sachs

"Clive Boddy" est un ancien professeur de marketing à l’Université de Nottingham. Dans son livre Corporate Psychopaths : Organisational destroyers"(psychopathes d’entreprise:destructeurs organisationnels) il décrit Wall-Street comme le tremplin de pervers narcissiques qui seraient incapables d’émotions, de sentiments, de sympathie ou de l’empathie pour qui que ce soit, mais avide de pouvoir et de contrôle.
Ce sont ces psychopathes d’entreprises qui sont responsables de la crise, estime Clive Boddy. Comme les entreprises changent vite et que le personnel passe rapidement d’un poste à l’autre, leur charisme les a propulsé aux postes clés et ce temps trop court n’a pas permis de sélectionner les bons managers. Ces gens n’ont aucune notion concrète de responsabilité sociale et se moquent de la ruine de milliers de personnes qu’ils peuvent provoquer. Clive Boddy reconnaît que sa théorie devrait être testée. Si son constat est un peu rapide, il serait important de mettre plus l’accent sur l’intelligence émotionnelle dans le recrutement de managers qui seront amenées à jouer avec la vie professionnelle de milliers de personnes.

William Cohan est un autre auteur qui va dans le même sens : il a écrit "Money and Power : How Goldman Sachs came to rule the world", (Argent et pouvoir : comment Goldman Sachs est arrivé à diriger le monde). Il sait de quoi il parle car il a été l’un des anciens de cette banque d’investissement. Pour lui, c’est l’avidité autant que l’inconscience qui ont permis à Goldman Sachs de devenir "trop importante pour échouer". Il nous raconte notamment une anecdote à propos de Robert Rubin, devenu plus tard le secrétaire au Trésor de Bill Clinton. Au bout de trois ans chez Goldman Sachs, Rubin a déclaré que l’entreprise "faisait des gens honnêtes, des gens malhonnêtes". Pourtant, Robert Rubin est resté, il a gravi les échelons pour finir par encourager lui-même les prises de risques inconsidérés.

On voit qu’il est plus que temps de réintégrer des valeurs morales dans le monde de la finance. Quand est-ce que l’homme puissant ne sera plus celui qui a écrasé le plus de monde pour s’enrichir, mais celui qui a fait profité un maximum de personnes dans son ascension ?
Il est temps de sortir du schéma comportemental de l’animal pour évoluer vers une humanité plus généreuse.
Plus sur :
http://www.atlantico.fr/decryptage/psychopathes-couloirs-wall-street-clive-boddy-260915.html

Publié par notre Terre Mère