Archives de Catégorie: écologie

Connaissez-vous Bunker Roy et son université des va-nu-pieds?

bunker roy
Au Rajasthan, en Inde, à Tilonia, Bunker Roy a monté sa première université des va-nu-pieds "barefoot college"
qui ne délivre pas de diplôme mais a des résultats spectaculaires. Véritable disciple de la pensée de Gandhi, il s’occupe de former des personnes illettrées, aux technologies « nouvelles », comme l’énergie solaire, la récupération de l’eau des toits, qui vont à leur tour en former d’autres, dans un esprit de partage et d’indépendance.
Il prend surtout des femmes, souvent des grand-mères, pour en faire des ingénieurs en énergie solaire, artisans, dentistes et docteurs dans leur propre village. Pourquoi ? Car les hommes sont difficiles à changer, ils veulent le pouvoir, un diplôme, alors que les femmes sont des championnes en communication.
En Afganisthan, en Afrique, en Serra Léone, une petite poignée de femmes a été formée à l’université indienne, par le simple langage des mains ! Elles ont ensuite pu prendre en charge de a à z, l’installation de lampes, de fours et de panneaux solaires. Elles ont à leur tout formé d’autres femmes qui maîtrisent ce savoir faire.

Puis Bunker Roy a aussi mis en place et des écoles pour les enfants des villages dans toute l’Inde. Les hommes et femmes venant de milieux ruraux sont analphabètes, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas allés à l’école. 65% des enfants travaillent dans les champs la journée et ne sont libres que le soir, donc les écoles fonctionnent comme des cours du soir « night schools ». Depuis leur création, 75 000 enfants ont reçu une éducation. Le système éducatif est basé sur une prise en charge des enfants eux-mêmes en groupe de parole et en élisant un représentant. Par exemple, un premier ministre élu par les représentants, il s’agit d’une fille de 12 ans, gère 7000 enfants scolarisés par an sur 150 écoles.

Il se présente lui-même avec humour dans cette vidéo :

Pour aller plus loin: http://www.liberation.fr/terre/2012/10/01/ni-gandhi-ni-marx-mais-des-gens-ordinaires_850166
Aussi sur le blog:
http://longbull13.wordpress.com/2013/04/09/luniversite-des-va-nu-pieds-bunker-roy/#comment-991

Publié par notre Terre Mère

Les abeilles de Ouessant

Ouessant, une île sans agriculture ou presque, juste quelques patates, peu d’insecticides, les abeilles noire s’y sentent bien. Elles sont robustes, aux ailes puissantes pour lutter contre un vent souvent violent, et leu couleur noire absorbe la chaleur du soleil.
Introduite il y a trente ans, ici pas d’acarien « varoa » qui décime ailleurs les abeilles. Ouessant est le seul endroit d’Europe qui ne le connaisse pas.
Leur seul prédateur sont les mouches « brola » qui ne volent pas mais qui se nourrissent de la nourriture servie aux abeilles et dont les larves consomment la cire et le pollen.

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Deux jeunes apiculteurs indépendants, vivant sur l’île, essayent de faire vivre 12 ruches sans l’aide de l’Etat et ont du mal à supporter la concurrence de l’association « le conservatoire des abeilles noires de Ouessant » qui en a développées 200. En fait, il faudrait plus de fleurs pour permettre à chacun de se développer harmonieusement, mais comme le nombre de moutons diminue et que les champs ne sont plus travaillés, les ronces se sont développées au détriment de la flore locale, et il y a de moins en moins de fleurs à butiner.
C’est sûrement à ce niveau que les habitants de l’île devraient réfléchir.

Si vous voulez soutenir ces amoureux des abeilles, commandez-leur du miel: http://ouessantjardins.wordpress.com/

Publié par notre Terre Mère

Connaissez-vous Guylaine Goulfier ?

Journaliste et jardinière, Guylaine Goulfier vient de devenir écrivain pour nous livrer dans son Guide de survie joyeuse, ses recettes du bonheur simple.
Cette jardinière pleine d’entrain vient de nous dévoiler ses clés du bonheur et sa clé des champs : moins consommer et vivre mieux, c’est connu mais on ne s’en lasse pas.
Coécrit avec Jean-Luc Féat, son guide veut nous réapprendre à utiliser avec imagination tout ce qui pousse dans notre jardin, que les plantes aient été plantées ou qu’elles soient dites mauvaises herbes.

Dans les années 70, c’est l’époque hippie du retour à la terre, chaque intello avait son livre sur le « retour à la campagne » qui redonnait un coup de mode aux métiers dits manuels ou artisanaux. Mais le but était alors d’arriver à vivre en autarcie, de se couper du monde pour être autonome. Une autre époque ?

Aujourd’hui, les mentalités on t changé. Même si on peut faire plein de choses avec ce que la nature nous offre, on va plus vers la notion d’échange, de troc pour retrouver du lien social et surtout convivial. Face à la crise, on est obligé de devenir astucieux et « écolo » car le recyclage et la débrouille sont induits par la précarité. Un mal pour un bien ?
Ce qui aurait pu apparaître comme un guide de restrictions, devient par la joyeuse nature de Guylaine, un véritable art de vivre dans la profusion !
On se croit pauvre et on s’aperçoit qu’on peut être riche : il suffit de changer son regard et d’un peu de courage.
Pour se débrouiller donc, il faut créer : faire à manger est toujours moins coûteux qu’acheter des plats déjà cuisinés, utiliser son jardin représente une vraie économie.

Guylaine Goulfier nous propose de cultiver son potager sans pesticides, de cuisiner les mauvaises herbes… de faire confiance à la robustesse des plantes et de respecter au plus les processus naturels pour éviter les pesticides.
Les fleurs d’acacia ou de sureau permettent de faire des sucreries. Les jeunes orties hachées mises dans une pâte à crêpes font de délicieux plats.
Si vous êtes à la recherche de recettes de grand-mères bien connues mais par forcément faciles à retrouver, d’astuces pour manger à tout petit prix, achetez ce livre.
Publié par notre Terre Mère

Le fait main au secours de l’écologie

« Et c’est une chose que nous les Indiens, devons apprendre. Nous ne devrions pas essayer de copier les autres et être dominés par leurs produits qui ne sont que des matières plastiques. Nous devrions essayer d’aider notre propre pays.
Chaque partie de chaque pays, si elle se développe, le monde entier en sera renforcé, mais copier et devenir esclaves, cela ne va en aucune façon améliorer les choses. Jusqu’en 1970, je ne portais que du pur "khadi" [du coton tissé à la main]. Mon mari était un amateur de vêtements et tout ça, il est un peu friands de vêtements, et il me disait: " au moins, mets quelque chose de mieux."
Je répondais: "c’est ce qu’il y a de mieux." Et je portais tout le temps du "khadi". Et j’en tirais une grande satisfaction parce que cela représente mon pays, où les gens créent le "khadi" dans les villages. Ce sari est également fait dans les villages. Si nous renonçons à porter des saris, qui va-t-il arriver aux villageois? C’est comme cela –vous devez être concernés au sujet de vos compatriotes. Une fois que vous l’êtes, vous serez surpris de voir que vous résoudrez les problèmes d’écologie dont vous parlez.
Gandhi disait toujours: "Non, n’ayons pas trop de machines"- toujours.
Maintenant, je peux comprendre pourquoi il parlait ainsi. Les objets faits main, il prêchait pour les choses faites main. Portez des choses fabriquées à la main qui sont artistiques, et c’est comme ça que vous allez résoudre les problèmes d’écologie.
De nos jours, en Occident, j’ai été surprise de voir que les gens paient beaucoup pour des choses faites à la main, car ils ne peuvent plus en faire. Maintenant on a des ordinateurs, le cerveau a "baissé les bras". Maintenant, toutes ces choses (technologiques) arrivent en Inde. On peut très bien calculer parce que nous avons étudié, reçu une éducation à l’ancienne, mais maintenant, les gens ne peuvent pas calculer, même deux plus deux. Je veux dire, qu’est-ce qui est arrivé à leur cerveau ? Donc, on ne devrait pas s’adonner aux choses trop artificielles »
Shri Mataji, Inde, 03/1995
Publié par notre Terre Mère

Un projet de décroissance

couv4_diaUn très joli livre, porteur d’espoir sur les capacités de ce monde à se réinventer, publié en début d’année. Un véritable appel à décoloniser nos imaginaires…

Le livre s’appuie sur un  postulat :  la croissance est un mythe, voire une calamité, car elle se fonde sur le pillage du monde, dont les ressources qui ont mis des milliards d’années à se constituer sont dilapidées en un siècle. La croissance est en crise, succession de crises de plus en plus rapprochées qui malgré des phases de répit -artificiel- ne peuvent cacher l’inéluctabilité du verdict. Le credo selon lequel la croissance profiterait à tous est une imposture. Au contraire, la logique du pillage  loin de s’arrêter à notre terre s’attaque aussi à l’humain par la destruction de ses moyens vitaux de subsistance (accaparement des terres arables, pollution des eaux, déforestation massive). En témoignent les inégalités grandissantes à l’échelle d’une nation et du monde,  aggravées par les crises et  récessions. Fini la croissance donc !

Face à ce constat, la décroissance choisie est la seule alternative possible à la récession forcée engendrée par un système mortifère, qui, si nous ne faisons rien, conduira à la destruction de la vie humaine sur terre.

Le projet de décroissance s’articule autour de deux idées-force : celle d’une DOTATION INCONDITIONNELLE D’AUTONOMIE (DIA) couplée à un REVENU MAXIMUM ACCEPTABLE (RMA).
La DIA n’est pas un revenu mais une dotation en termes de droits de tirage sur l’eau, l’énergie, le transport, droit au logement et au foncier, à la nourriture (produite localement et sainement), le tout sous la forme de gratuité jusqu’à un certain seuil raisonnable – encourageant le bon usage et pénalisant le mésusage (halte au gaspillage). La santé et l’éducation demeurent des droits fondamentaux inaliénables, donc gratuits. En contrepartie, un service d’intérêt général pourrait être partagé entre tous les citoyens. Grâce à l’institution d’un droit de regard et de veto sur les choix de production, aussi par la création de jardins communautaires, d’ateliers collectifs entre autres,  l’économie se met véritablement au service de l’homme et de la nature, avec pour seul souci le bien vital commun.
Le RMA introduit l’idée que passé un certain plafond, le revenu est taxé à 100 %, réduisant ainsi l’échelle de revenus. Les auteurs préconisent une échelle de 1 à 4. Car la décroissance doit être d’abord celle des inégalités… Indispensable pour enrayer le gaspillage, largement imputable aux plus riches (et non à la démographie galopante).

Par ce système, le travail devient facteur d’épanouissement (non plus une contrainte), éliminant la production “de choses inutiles pour les vendre à des gens qui n’en ont pas besoin… et qui eux-mêmes doivent passer leur vie à produire d’autres choses inutiles afin de financer leur consommation.”  Le débat politique est porté au coeur même de la société, chacun disposant d’une vraie liberté de choix et de temps pour se responsabiliser, s’éduquer, participer à la vie de la société. Ainsi le choix démocratique devient une réalité, où le sens du collectif et du bien de tous est véritablement entre les mains des citoyens, et non plus susceptible d’être marchandé au plus offrant par  une poignée d’élus professionnels corruptibles.

Irréalisable, diront certains ? Pas sûr. Imaginez déjà les économies réalisées, ne serait-ce qu’en termes de santé, sécurité, prestations sociales et de retraites devenues obsolètes !

Une lecture à ne pas manquer, émaillée de cas et d’exemples déjà en marche !

Un projet de décroissance, manifeste pour une Dotation Inconditionnelle d’Autonomie, par Vincent Liegey, Stéphane Madelaine, Christophe Ondet, Anne-Isabelle Veillot, préface de Paul Ariès, Éditions Utopia.                           Pour retrouver plus de liens, articles, vidéos… autour du livre :        http://www.projet-decroissance.net

Publié par Mandarine pour Notre Terre

Pierre Rabhi, Au nom de la Terre

Il a été parmi les premiers à réaliser le retour à la terre dès le début des années 60, à défendre la vie sous toutes ses formes, à commencer par la microbiologie du sol sans laquelle une agriculture viable est impossible. Il l’a montré, prouvé par son propre exemple, incarnant la Sobriété heureuse et mettant en place les grands principes de l’agro-écologie… qui permet des miracles même dans les zones les plus arides.

Pour mieux comprendre son parcours et sa démarche, un film sort en salles ce mercredi 27 mars, Pierre Rabhi, Au nom de la terre, réalisé par Marie-Dominique  Dhelsing. Longtemps écartée des médias et du consensus général, la philosophie de ce paysan, sage et poète, est enfin saluée par les critiques grand public …  Pendant le débat qui suivait l’avant-première jeudi dernier, Pierre Rabhi évoquait une sorte de basculement (positif) dans les consciences qu’il semble percevoir.  Puisse-t-il sentir juste !

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Alors pour conforter ce ressenti, et tout simplement passer 1h38 de joie et de paix, ne manquez surtout pas ce film, un formidable hymne d’amour à notre si belle Terre !

Pierre Rabhi, Au nom de la Terre de Marie-Dominique Dhelsing

Publié par Mandarine pour Notre Terre

Connaissez-vous Tri Rismaharini ou "le pouvoir d’une maire"?

TRI-RISMAHARINI-300x262Depuis 2010, Tri Rismaharini est maire de Surabaya, la deuxième ville d’Indonésie peuplée de 3 millions d’habitants. D’allure discrète et parée de son voile, Risma déborde d’une imagination qu’elle met au service de sa détermination à rendre sa ville plus humaine.

Surnommée la “folle des parcs”, elle y multiplie les espaces verts car ils offrent un supplément de santé physique et mentale pour les citoyens qui vivent dans des espaces réduits et pollués. Les parcs sont aussi des lieux où toutes les classes sociales se confondent, plus encore parmi les enfants qui peuvent ainsi apprendre à avoir confiance en eux.

Toujours sur le terrain, dans les quartiers défavorisés le soir et sillonnant la ville au petit matin avant de se rendre à la mairie, elle se sert aussi des réseaux sociaux et d’internet pour faire remonter les informations. Cela lui permet de mieux comprendre la racine des problèmes et de s’y attaquer plus efficacement. Elle a par exemple bravé la bureaucratie en fusionnant les services de nettoyage de la voirie avec ceux des espaces verts, recette imparable pour que les balayeurs eux-mêmes arrêtent d’y jeter les ordures.

Autre cheval de bataille : lutter contre la prostitution en enseignant de nouveaux métiers aux femmes qui s’y livrent. Une fois formées, celles-ci sont renvoyées dans leur village d’origine avec un petit capital de 3 millions de roupies (280 euros). C’est Dolly, l’un des plus grands quartiers de prostitution d’Asie, qui est ainsi en cours de revitalisation.

Poursuivant ses objectifs pour un déploiement économique de qualité, elle a limité le développement des industries intramuros, encouragé les secteurs technologiques de pointe, non-polluants, ainsi que les petites et moyennes entreprises. Des projets autoroutiers divisant la ville ont été stoppés en faveur de périphériques.

Dès la première année, elle s’attaquait à la publicité, imposant une augmentation des tarifs pour les grandes affiches et une baisse pour les petites, afin de soutenir l’activité des petites entreprises et de limiter l’invasion des placards publicitaires dans le paysage urbain.

Un courage qui a déclenché le tollé général de la classe politique, y compris dans son propre camp, le Parti Démocratique Indonésien de Lutte (PDIP). Il s’en est fallu de peu qu’elle ne soit destituée par un vote unanime au parlement régional, suscité par un dépôt de plainte des sociétés de régie publicitaire. Heureusement, la décision a été invalidée par le Ministre de l’Intérieur lui-même.

Tel est le pouvoir d’une maire qui  veille comme une bonne mère sur sa ville !

Plus : Courrier International n° 1155 du 20 décembre 2012 au 2 janvier 2013

Publié par Mandarine pour Notre Terre

Cultivons notre jardin !

AutomonieAlimentaireJournaliste spécialisée dans les questions de préservation de la nature, en 2006  Dominique Basset saute le pas, prend une année sabbatique pour se former à la botanique. De stage en stage, en France et en Inde, elle revient très au fait de l’agriculture biodynamique selon la méthode bio du japonais Masanobu Fukuoka et crée son jardin potager en plein Paris dans le 12ème arrondissement…  fait pousser tomates, radis, concombre, poireaux, mâche et épinards sur le parvis d’une église orthodoxe.

Aujourd’hui elle sort un livre : "Vers l’Autonomie Alimentaire". Autant dire qu’elle sait de quoi elle parle…

Alors pourquoi ? L’enchérissement des hydrocarbures, en raison de leur raréfaction et la difficulté croissante d’extraction, engendrera une augmentation du prix des denrées alimentaires liée aux coûts de production et d’acheminement.  Selon Dominique Basset, « Il devient aujourd’hui essentiel de relocaliser notre alimentation… Il nous faut désormais apprendre à nous réapproprier nos racines. Aux antipodes d’une pseudo-nostalgie pour l’éclairage à la bougie, l’agriculture biologique et locale représente l’alliance du passé et du présent. »

Partout on peut créer son jardin, les expériences le montrent dans le monde entier, au Québec, à Détroit, en Haute Savoie, qu’elles soient spontanées ou imposées par la nécessité. Comme à Cuba, où pris entre le blocus américain et la chute de l’URSS dans les années 90  les habitants ont souffert de la faim. «  Ils ont donc décidé de lancer les orgaponicos, des jardins à haut rendement. Aujourd’hui, il existe 26 000 jardins bio en pleine ville, à la Havane ! Rappelons aussi pendant la 2ème guerre mondiale, les Victory Gardens lancés par Eleanor Roosevelt.» 20 millions de potagers ont fleuri,  produisant 8 millions de tonnes de légumes par an, soit 42% de la production nationale américaine !

“La preuve qu’un mouvement vers l’autonomie alimentaire n’est pas une utopie.”

Plus : http://www.place-publique.fr/spip.php?article6670

Frédérique Basset : VERS L’AUTONOMIE ALIMENTAIRE -  Pourquoi, comment et où cultiver ce que l’on mange ?  Éditions Rue de l’Échiquier, 128 pages, 13 euros.

Publié par Mandarine pour Notre Terre

Contre les OGM ? Dites-le en ligne !

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Depuis le 15 janvier 2013, le Commissaire européen à l’Agriculture, Dacian Ciolos, a lancé une consultation publique en vue du réexamen de la politique européenne sur l’agriculture biologique ! En clair, on va pouvoir dire si oui ou non on veut se passer des OGM et de l’agriculture intensive telle qu’on l’a connue jusqu’ici.
Les 500 millions de citoyens de l’UE, les organisations et les autorités publiques sont tous concernés et sont invités à participer à cette consultation.

Comment ?
Un questionnaire est mis en ligne jusqu’au 10 avril 2013, et il est anonyme.
http://ec.europa.eu/yourvoice/ipm/forms/dispatch?form=orgagric2013&lang=fr

Pour s’y retrouver :
Cela peut prendre 10 minutes si on veut tout remplir. Sinon, en moins de 5 minutes, en tant que particulier, il suffit de remplir la question 1 sur le pays d’origine et la question 2 en entier (de 2.1 à 2.5) puis les 2 questions obligatoires (écrit en orange) concernant les OGM.
A la fin du questionnaire, n’oubliez pas de cliquer sur « Soumettre » pour envoyer vos réponses.

Le but :
Mettre en place les moyens de faire du bio à tous les niveaux, production, distribution, marketing…

Remarque :
Ce questionnaire n’est qu’une consultation, mais c’est une arme à double tranchant. Si peu de personnes y répondent, ce sera un argument pour les OGM. Donc il faut être très nombreux si l’on veut avoir la chance de faire entendre notre voix. Faites donc passer cette information le plus possible !

Publié par notre Terre Mère

Abeilles: toujours autant menacées

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La famille des pesticides néonicotinoïdes a été reconnue comme très nocive pour les abeilles. Malgré les études validées en mars 2012 et revalidées en juin 2012, qui ont conduit à l’interdiction du Cruizer OSR en juin 2012, les imidaclopride, clothinidine, thiametoxam sont toujours sur le marché français.

C’est très sérieux, car la France est le troisième utilisateur de pesticides les Etats-Unis et le Japon, donc le premier en Europe! Sur les 62700 tonnes de pesticides utilisés en agriculture, c’est presque un usage exclusif (80 %) pour le maïs, le colza et la vigne.
En fait, la vigne utilise 20 % de fongicides, alors que sa culture représente une infime partie du territoire français (moins de 3 % de la surface agricole utile).

Les usages des particuliers sont beaucoup moins connus, et pas du tout analysés en France ! On n’a que les statistiques américaines qui sont très inquiétantes : 82 à 90% des ménages possèdent des pesticides ! Il y a 3 à 4 produits différents, et 22% sont utilisés au jardin. Les usages sont difficiles à décrire même pour ces enquêtes, donc imaginez en France… C’est une pollution qu’il va falloir un jour intégrer aux analyses. Sans réelle prise en compte, comment peut-on parler de précaution ? Car est-ce que tout le monde porte des gants et un masque pour vaporiser ce genre de produits ? Non, sans doute.
Pour les inconditionnels de la chimie, si l’on se contentait de trouver la bonne dose et le bon moyen de vaporiser un pesticide, on réduirait très rapidement l’utilisation de ceux-ci, donc de leur pollution. C’est ce qu’on appelle l’agriculture raisonnée.

Il existe de plus en plus d’informations sur les alternatives aux produits chimiques pour écarter les insectes nuisibles, qui souvent font partie de la sagesse populaire. Par exemple, planter telle espèce de fleur au milieu du potager qui éloignera tel type d’insecte. Utiliser de la bière pour noyer les limaces…Mais c’est aussi un domaine où l’on innove.

Pour l’instant, Générations Futures est encore obligée de demander le retrait immédiat du marché de ces pesticides et dénonce le détournement de la loi par des industriels avec la complicité des Etats membres de l’UE : http://www.mdrgf.org/news/news030412_resoumission.html

Plus sur le jardin potager bio: http://www.bio-dynamie.org/a-faire-au-jardin/
Sur les pesticides :
http://www.info-pesticides.org/Dossiers/Les-enjeux-de-demain

Publié par notre Terre Mère