Archives de Catégorie: Amérindiens

Le 21 décembre 2012

« Et j’aimerais dire que, d’après le calendrier Maya, le 21 Décembre, est la fin d’une époque de "non-temps" et le début du Temps.

C’est la fin de Macha et le début du Pacha,

la fin de l’égoïsme et le début de la fraternité,

la fin de l’individualisme et le début de la collectivité, ce 21 de Décembre de cette année 2012.

Les scientifiques savent très bien que cela marque la fin d’une vie anthropocentrique et le début d’une vie biocentrique.

C’est la fin de la haine et le début de l’amour,

la fin des mensonges et le début de la vérité.

C’est la fin de la tristesse et le début du bonheur,

c’est la fin de la division et le début de l’unité, et c’est un thème qui sera développé.

C’est pourquoi nous invitons chacun d’entre vous, ceux d’entre vous qui ont parié sur l’humanité, nous invitons tous ceux qui veulent partager leurs expériences pour le bénéfice de l’humanité. »

Transcription du discours de Evo Morales Ayma, Président de l’État plurinational de Bolivie, lors de l’Assemblée générale des Nations Unies le 26 Septembre 2012.

Publié par notre Terre Mère

Première chaîne TV des Amérindiens

La tribu Cheyenne River Sioux a son propre internet et téléphone cellulaire, les choses avancent pour les peuples autochtones!
Mais la meilleure nouvelle est celle-ci :
Le 7 Décembre 2012, l’Argentine va lancer la première chaîne de télévision des peuples autochtones (Mapuche, Coya et Qom), la 7D. 

Au Vénézuela ils, les peuples autochtones essayent aussi de lancer leur propre canal.
C’est une belle avancée de la démocratie et vers une communication plus unifiée des Amériendiens.
Publié par notre Terre Mère

Ubuntu, un hymne à la collectivité


Le terme " Ubuntu " provient d’un mot africain de la langue Xhosa proche du " bantou ", quelqu’un qui est "ubuntu" sait qui il est. On peut aussi définir ce terme ainsi : "Je suis ce que je suis grâce à ce que nous sommes tous"
La tradition bantoue utilise le terme "ubuntu" pour se se réfèrer à l’esprit communautaire. En culture Xhosa sud-africaine, "Umuntu ngumuntu ngamuntu" veut dire qu’on est un être humain grâce à sa connexion avec les autres, que l’univers de chacun est lié aux autres, que nous vivons ensemble et sommes connectés par et dans l’esprit.

Une belle histoire:
Un anthropologue a proposé un jeu aux enfants d’une tribu africaine. Il a posé un panier plein de fruits près d’un arbre et il a dit que celui qui arrivait le premier remporterait les fruits sucrés. Quand il leur a dit de courir, ils se sont pris les mains et sont arrivés ensemble au pied de l’arbre, puis il se sont assis pour déguster leurs fruits. Quand il leur demanda pourquoi ils avaient couru main dans la main, alors que l’un d’eux aurait pu gagner seul tous les fruits. Ils lui ont répondu: "Ubuntu ! Ubuntu" !…

Voici ce que l’archevêque Desmond Tutu dit de "unbutu" dans " Dieu a un rêve", 2004, publié par Doubleday :
« C’est l’essence de l’être humain. Cela parle du fait que mon humanité est inextricablement liée à la vôtre. Je suis humain parce que j’appartiens (à un groupe). Cela parle de plénitude, de compassion. Une personne ayant cet "ubuntu" est accueillante, hospitalière, chaleureuse et généreuse, prête à partager. Ces gens-là sont ouverts et disponibles pour d’autres, prêts à être vulnérables, affirmant les autres, ne se sentant pas menacés si d’autres sont capables et bons, car ils ont une confiance en eux venant du fait qu’ils savent qu’ils appartiennent à un ensemble plus vaste. Ils savent qu’ils sont diminués quand les autres sont humiliés, diminués quand les autres sont opprimés, quand les autres sont traités comme s’ils étaient moins qu’eux. La qualité d’ubuntu donne aux gens la résilience, leur permet de survivre et de s’en sortir encore en tant qu’être humain, malgré tous les efforts visant à les déshumaniser. »

Cet hymne à la collectivité existe dans plusieurs cultures. Par exemple, les Lakota en Amérique du Nord ont : "mitakuye oyasin", qui veut dire "nous sommes tous un".
La devise « Un pour tous, tous pour un » connue pour caractériser l’amitié sans faille dans le roman des Trois Mousquetaires, chef d’œuvre d’Alexandre Dumas paru en 1844, est de nos jours, célèbre dans le monde entier. C’est aussi devenu la devise traditionnelle de la Suisse suite à de terribles inondations au XIX siècle.
Il y aussi chez les Bouddhistes "Sangham saranam gacchami" que l’on peut traduire par " je m’en remets à la collectivité (des sages)" avec une notion un peu différente d’obédience envers le groupe.
Histoire proposée à notre Terre Mère

La forêt tropicale de Ngöbe-Buglé en danger

Repoussées, refoulées  dans des réserves, les populations indigènes d’Amérique l’ont toujours été. Mais ce n’est pas assez. Les autorités oublient les accords territoriaux, et prennent des engagements sur des régions qui ne sont plus sous leur juridiction.

Un des derniers exemples est à trouver au Panama, avec le projet de barrage hydroélectrique de Barro Blanco qui prévoit de rayer de la carte une bonne partie de la forêt tropicale de la réserve indigène des Ngöbe-Buglé, menaçant ainsi leurs ressources vitales.  Pas seulement, ce sont aussi des espèces uniques au monde, comme la grenouille bleue de Tabasara qui vit sur les berges du fleuve dans la forêt, qui disparaîtront.

Les protestations du peuple Ngöbe-Buglé sont sauvagement réprimées par le pouvoir. Il n’y a pas longtemps, c’était contre une exploitation minière frauduleuse qu’ils se battaient. Où en sommes-nous du droit fondamental à la vie des peuples ?

Il y a un moyen de mettre fin à ce projet en nous adressant aux partenaires du financement. Parmi eux, à hauteur de 20 %, on trouve trois banques respectivement la DEG (Allemagne), la FMO (Pays-Bas) et la BCIE (Amérique Centrale).

Une pétition est à signer en ligne :

https://www.sauvonslaforet.org/petitions/872?mt=1356

Et pour en savoir plus, un excellent documentaire : http://www.aljazeera.com/programmes/peopleandpower/2012/03/20123208464402131.html

Publié par Mandarine pour notre Terre Mère

Le combat des Indiens Xingu

Cet extrait montre des scènes de la rencontre historique d’Indiens qui a eu lieu dans le village Kayapó dans l’Etat amazonien du Mato Grosso. Ce groupe s’est assemblé pour discuter des droits de l’homme et l’environnement devant la catastrophe imminente qu’est le barrage de Belo Monte sur le Xingu Basse.
Il représente en particulier une menace pour les peuples autochtones du Brésil. Les Indiens cherchent à contrer ce projet du gouvernement qui spolie leurs droits en créant une résistance unie contre sa construction.

"Ils jouent à des jeux avec ces terres, les terres de mon peuple."
" Nous sommes fatigués d’essayer de parler avec le gouvernement fédéral et le gouvernement n’écoute pas."
"Nous allons nous battre jusqu’à la fin. Partout où notre force ira."
"En tant que femme je déteste ce barrage, nos enfants et nos petits-enfants sont menacés."
"Les membres du gouvernement ont été invités à participer mais personne ne s’est montré à ce rassemblement. "
"Le gouvernement aurait dû expliquer ce qu’il nous fait. Il ne l’a pas fait. Il nous traite comme des moins que rien."

Pour signer la pétition contre le barrage:
http://amazonwatch.org/take-action/stop-the-belo-monte-monster-dam

Publié par notre Terre Mère

Il faut rendre les Blacks Hills aux Sioux Lakota!

Le traité de Fort Laramie de 1868, entre les Indiens Sioux et le gouvernement des Etats-Unis, avait rétabli la pleine propriété juridique des Sacred Black Hills (les Collines noires Sacrées) aux Indiens Sioux. Il avait interdit à jamais toute installation de non Indiens sur ces terres.

Mais tout fut remis en question en 1874, lorsque le général George Custer trouva de l’or dans les Black Hills et les chercheurs de tout le pays affluèrent pour chercher fortune. Ils ravagèrent et profanèrent ces terres qui sont sacrées depuis des générations d’Indiens. Le gouvernement américain n’a rien fait alors et ne fais toujours rien pour mettre fin à cette prise de contrôle illégale des Black Hills.
 
Pourtant, le 23 Juillet 1980, la Cour suprême des États-Unis a statué que les Black Hills avaient bien été pris illégalement et que des dédommagements de 106 000 000 dollars devaient être versés. Lais les Indiens du Lakotas ont refusé cet argent : ce qu’ils veulent, c’est retrouver leur montagnes. L’argent est bloqué depuis sur un compte et s’élève maintenant à plus de 757 000 000 dollars. Le problème, c’est que si les Lakotas acceptaient cet argent, cela reviendrait à cautionner le vol de leurs terres.

Bien sûr, la Terre Mère appartient à Dieu et à tous, mais les Black Hills appartiennent légalement aux Indiens Sioux Lakota. C’est une injustice et un outrage qu’en 2012 , le gouvernement américain continue à régner sur ces terres les plus sacrées qui appartiennent aux Amérindiens …
Que faire :
L’objectif serait d’avoir recueilli au moins 500.000 signatures au moment de la fête nationale américaine de l’indépendance du  4 juillet 2012, pour exhorter :  

«  le gouvernement de Etats-Unis, face aux Américains, à faire des excuses officielles pour tous les traités rompus, les nombreuses violations commises contre les Amérindiens, et pour retourner publiquement les Black  Hills aux Amérindiens. »

C’est le prix minimum qu’il faut payer pour que les Amérindiens retrouvent leur dignité et le respect d’eux-mêmes, et que les autres Américains puissent se libérer de leur culpabilité. L’année 2012 est une année de grande transformation …. Nous sommes déjà un pays de religions différentes, de couleurs différentes, de cultures diverses, c’est pourquoi les États-Unis doivent affronter leurs démons du passé pour devenir véritablement une terre de justice et de fraternité.
La cupidité, la soif de pouvoir et de domination sur les autres ont poussé les États-Unis à commettre un véritable génocide envers les Indiens. Il est temps maintenant d’admettre ce passé pour pouvoir s’en débarrasser.

Que 2012 soit l’année de cette renaissance pour tous les Américains!

Pour signer la pétition qui sera remise au Président Obama:
http://www.change.org/petitions/urge-president-obama-and-the-us-government-to-return-the-black-hills-back-to-the-sioux-indian-nations-and-offer-a-formal-apology-to-all-indians?utm_medium=facebook&utm_source=share_petition&utm_term=friends_wall

 Publié par notre Terre Mère

De la dignité pour les Sioux du Lakota

La réserve indienne des Amérindiens de Pine Ridge est située dans le Dakota du Sud et abrite les tribus des Lakota, des Sioux et des Ogala. C’est le comté le plus pauvre des Etats-Unis, comme si un pays du tiers-monde était enclavé dasn la première puissance mondiale. Les gens vivent dans de minuscules mobiles homes qui sont en train de s’effondrer. Souvent, on y découvre des familles de dix enfants vivant dans une simple pièce, sans moyen de chauffage. Ces premiers Américains, les véritables autochtones ont été spoliés de leur territoire et maintenant ils vivent dans des conditions difficilement imaginables pour nous Européens qui avons une image d’Epinal un peu romantique des Indiens.

Oyate Teca est une association à but non lucratif dont l’objectif est de promouvoir le bien-être des enfants et des familles de la réserve de Pine Ridge. Il y a plus de 400 familles inscrites au projet de Oyate Teca avec des enfants de la naissance à 18 ans. Ils organisent une collecte de vêtements usagés. Peut-être pouvez-vous y participer.

Alors voici ce qui est requis:
1. Des vêtements d’hivers pour les adultes, enfants et bébés, comme des manteaux, des pulls, pyjamas chauds, des pantalons longs / jeans, chemises, bonnets, gants, écharpes, chaussures / bottes…etc

2. Des fournitures scolaires pour les enfants
Cela peut inclure des sacs à dos, stylos, crayons, marqueurs, cahiers, trousses, dossiers, classeurs, de la colle, des livres de coloriage, des livres pour enfants en Anglais, …etc

3. Des couvertures, sacs de couchage, couettes
S’il vous plaît noter que bien que les éléments doivent être propres et en bon état.

Pour les Etats-Unis, les colis postaux par bateaux sont le mieux. Expédiez vos dons à:

Rose Fraser
Oyate Teca projet
Wakanyeja Okolakiciye Youth Center
1000 jeunes Center Drive
Kyle, SD 57752
USA

Plus sur l’association : http://www.friendsofpineridgereservation.org/organizations/Oyate-Teca-Project.shtml

Publié par notre Terre Mère

Enterre mon coeur à Wounded Knee

Publié à plus de 5 millions d’exemplaire dans le monde, Enterre mon coeur à Wounded Knee  de Dee Brown nous conte le calvaire des indiens au 19° siècle. L’histoire de ces Amérindiens, venus de plusieurs tribus situées aux quatre coins des Etats-Unis,  et de leur génocide,  est le thème central de ce livre. Sa force, c’est d’être basé sur des ouvrages officiels du Congrès et des Ministères des États-Unis, ce qui lui donne une dimension historique.

Ce roman historique décrit des situations difficiles, poignantes et terrifiantes d’injustice. L’Homme Blanc, dit civilisé en regard des Amérindiens qu’il jugeait sauvages, se montre vide à l’intérieur et dévastateur. Ses traités n’ont de valeur légale que s’ils servent ses intérêts. Les massacres d’Indiens sont parfois  perpétués sans réelle raison.

 Depuis la sortie de ce livre, les tribus ont changé ; elles ont pris conscience, non sans une évidente fierté, de leur passé héroïque. On peut voir chez les jeunes Amérindiens d’aujourd’hui une volonté à protéger leur patrimoine s’affirme. Certains se dotent d’une éducation pour apprendre à se battre avec le droit, l’économie et la politique. Ils ont créé de remarquables groupes artistiques et littéraires dans divers domaines.

Mais du point de vue économique et social, de logement et de santé, trop de ces Amérindiens continuent encore aujourd’hui à vivre dans des conditions déplorables. Trop de torts sont encore à redresser, même si ce livre a contribué depuis sa parution à modifier un les attitudes et les comportements, il reste encore beaucoup de choses à remédier.

Ce livre va changer votre regard sur les USA et vous permettre de comprendre profondément la notion de Karma d’un peuple, c’est-à-dire, celui de l’homme blanc dont la société ne cesse de sombrer dans la violence extravertie ou introvertie. La civilisation occidentale sert encore de modèle pour une meilleure vie. Mais il est temps qu’elle prenne conscience de son passé colonial pour tourner la page à sa barbarie enfouie. 

Dee Brown, Enterre mon coeur à Wounded Knee, une histoire américaine (1860-1890)

Publié par notre Terre Mère

Le "Karma" d’une nation

« Vous voyez, ce lieu a effectivement appartenu à l’origine à certaines tribus d’Indiens et les Anglais, les Espagnols et tous ces Européens sont arrivés, les ont tués et ont occupé cet endroit, c’est du grand banditisme, absolument, du grand banditisme.
A cause de leur arrogance et de leur agressivité, ils ne pouvait pas voir qu’ils faisaient une chose vraiment horrible …

Et que dire de ceux qui ont fait tout ce chemin à partir de l’Europe et ont tué tant de gens d’ici ? Ils ont gentiment passé de bons moments partout, comme de grands Américains. Et maintenant ils essaient de se faire valoir partout.
En fait, et c’est une mauvaise chose qui se produit, Je pense que toutes ces âmes qui sont mortes ont possédé (ces hommes) et aujourd’hui l’Amérique se trouve sur le côté (émotionnel), le côté (actif) des Américains est fini maintenant, ils sont sur le côté (émotionnel), se sentent coupables, et s’adonnent à des immodérations. »
Shri Mataji, Connecticut, USA, 1989

Les Mohicans sont une tribu d’indiens d’Amérique du Nord qui vivait près de l’Hudson vers 1609. Ensuite, à l’arrivée des Européens, et durant des décennies, les guerres avec les Mowaks et les Européens les ont poussés vers l’est du Massachussets et du Connecticut, sur le fleuve Hudson.
Bien qu’ils aient combattu auprès de leurs colons américains lors de la guerre contre les Français, les guerres indiennes et celle de l’Indépendance, ils furent expulsés de leur territoire ! Ils durent s’installer dans l’état de New York, vers 1780, puis encore plus loin dans le Wisconsin, dans les années 1820-1830.
Publié par notre Terre Mère

La connaissance spirituelle des Amérindiens

« Vous avez eu dans ce pays les USA, des gens formidables, Je veux dire de telles personnes que vous n’avez pas mentionnées, des personnes comme Abraham Lincoln, qui ont insufflé tant de grandes idées au monde entier. …

Aujourd’hui nous nous tenons dans un endroit où il y a eu beaucoup d’autochtones, comme vous les appelez, par ce nom ou un autre (Amérindiens).

C’était des gens si sensés, si sérieux, comme on dit en Amérique. Ils connaissaient la source, le principe sur la façon de mener une véritable vie spirituelle. Ils étaient des gens très libres, extrêmement libres et si distanciés…

S’il y a un problème sur la collectivité, il se reflètera sur vous, car vous faites partie intégrante de l’ensemble. Si toute une aile (de la collectivité) a un problème, il y aura pour vous un problème, et si une seule partie a un problème, c’est un problème pour l’aile entière. Même Roosevelt, qui fut Président, a dit une fois : "la pauvreté d’un seul est une menace pour la prospérité de tous." Il était si clairement conscient de cet aspect. »
Shri Mataji, Connecticut, USA, 11/06/1989

Les Amérindiens connaissaient bien sûr cet aspect de la collectivité et avaient un grand respect pour les différences de chacun.

Publié par notre Terre Mère